Art de vivre

[Art de vivre] La fois où j’ai sauvé la vie d’un écureuil

Je suis une amoureuse des animaux. Je les aime, je les adore, peut-être même un peu trop! Je chéris les moments où j’aperçois un chevreuil dans un champ, où j’ai surpris une marmotte qui mange la laitue dans mon jardin, où je croise une moufette dans ma cour en allant mettre ma poubelle au chemin, où j’ai vu une bagarre de grand héron à côté de ma porte d’entrée… Mais, je ne sais pourquoi, j’affectionne particulièrement les écureuils. Chaque fois que j’en vois, c’est comme si c’était la première fois! J’ai des étoiles dans les yeux à chaque fois que j’en vois un passer sur un fil électrique.

Je rêve depuis longtemps d’en toucher un, de le flatter, de m’en approcher. Ils ont l’air tellement doux avec leur queue toute fluffy. Même si ce n’était pas dans le même contexte que mon rêve de petite fille, j’ai eu l’occasion hier de toucher un écureuil! 

Oui! J’ai, d’une certaine façon, réalisé mon rêve d’approcher un écureuil. J’ai sauvé la vie d’un écureuil!! 

Crédit photo: Véronique Chayer

Je commençais mon souper et j’ai remarqué par la fenêtre que l’eau dans la petite piscine gonflable de mes enfants clapotait. Je l’ai vu, la petite bête qui essayait de sortir de l’eau. Je suis partie à la course pour le sortir de là. Quand je l’ai sorti de la piscine, il était encore conscient, mais ne respirait plus. Je l’ai couché sur le sol et j’ai pesé à plusieurs reprises avec une douce fermeté sur sa cage thoracique. Après 2-3 minutes et quelques bruits de gorge un peu louches, il s’est remis à respirer convenablement. Son cœur battait vite vite. Je ne sais pas depuis combien de temps il se débattait ainsi, mais il était épuisé. Je l’ai emmitouflé dans une petite serviette pour qu’il se réchauffe. Après 45 minutes, il est parti en gambadant. Je crois qu’il me trouvait un petit peu trop intense dans mes soins. 

C’était tellement étrange comme sentiment, une euphorie incroyable. J’avais les larmes aux yeux de le voir respirer, de réaliser que je venais de sauver cette petite bête là! 5 minutes plus tard et je ramassais un cadavre d’écureuil dans ma piscine. Je me sentais comme une super-héroïne. J’ai roulé sur une petite adrénaline pendant quelques heures. 

J’adore les petites bêtes et je suis tellement pleine de gratitude d’avoir eu la chance de voir cet écureuil juste à temps. Pleine de gratitude qu’il ait repris son souffle. C’est dans ce genre de situation, où tu es assise dans ton driveway à regarder avec fierté un écureuil respirer que les citations comme celle de Confucius qui suit trouve tout son sens: « La vie ne se mesure pas aux nombres de respirations prises, mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle. »

 

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