Art de vivre, Société

[Art de vivre] Mon post-mortem désolant de l’Halloween

Crédit photo : Élizabeth Leroux

Dans les années 90, le tiers des maisons étaient décorées pour l’Halloween. On se levaient tous excités de pouvoir se costumer comme nos personnages préférés, exciter de pouvoir « courir l’Halloween » avec nos amis et veiller plus tard que d’habitude. Toute la journée à l’école, les professeurs faisaient des références aux histoires de peurs, aux monstres sous le lit puis aux bonbons que POUR UNE FOIS on pouvait manger même s’il était juste 9h le matin. En vieillissant, on avait des activités organisées en après-midi, pas de cours, juste du plaisir en gang à faire un labyrinthe hanté, un spectacle d’hypnose ou trouver le meilleur déguisement de toute l’école. 

Tranquillement, les maisons devenaient de moins en moins décorées… les lumières ouvertes le soirs du 31 octobre se font de plus en plus rares. Les gens donnent de moins en moins de bonbons aux Halloweeneux qui bravent le froid avec leur famille à la conquête de bonbons à manger jusqu’en juin. 

Depuis plusieurs années, on assiste à une fête de la mort, qui est elle-même, est en train de mourir.

Elle est célébrée dans plusieurs pays et sa popularité laisse place à de grandes festivités. En Irlande, on peut assisté à des feux de joie ainsi que des feux d’artifices en soirée. Au Japon, les déguisements les plus populaires prennent une tournure de Manga, tandis qu’aux États-Unis, les coureurs d’Halloween à la recherche de friandise font la même chose que nous, au Québec. 

Qu’elle est la cause de cette perte de popularité?

Le coût des décorations et des bonbons? Le manque de temps de la part des parents? Le jugement dans le regard des gens envers les personnes déguisées? La course aux bonbons un soir de semaine? Les friandises dangereuses que nous y retrouvons?

Crédit photo : Élizabeth Leroux

Certes, l’argent est une donnée importante dans l’équation. Mais n’y a t’il pas une façon de profiter de cette fête d’une manière peu coûteuse?

L’Halloween entre dans les fêtes commerciales propulsées par les commerçants qui nous vendent des chats géants, comme des Père Noël gonflables pour un prix exorbitant, des bonbons déjà emballés, des citrouilles décorées et des costumes faits de toutes pièces. 

Le plaisir de se réunir pour se gosser une citrouille qui fait peur, créer son costume avec des trucs trouvés dans sa garde-robe, courir l’Halloween avec sa famille et emmagasiner un tas de souvenir, s’est rendu une pensée mythique. En plus des maisons de moins en moins décorées, nos employeurs régissent le déguisement que nous pouvons portés. Les établissements scolaires doivent veiller à la sécurité et demandent des costumes sans masques et à caractère non-violent. 

Heureusement, il y a ces soirées où les adultes peuvent se réunir et festoyer à la saveur de l’horreur. Prix pour le meilleur déguisement, décorations et boissons thématiques, les amateurs d’Halloween se permettent de fêter. Il y a des évènements spéciaux pour l’occasion dans chaque bon bar de quartier, salles communautaires ou maison privée. D’autres se démarquent par leur organisation et d’autres pour leurs participants colorés. Soirée d’épouvante ou thématique cocasse, les adultes aussi vivent une baisse de popularité envers cette fête.

C’est à se demander si la fête de l’Halloween évolue ou se désagrège.

Une fille ben triste de voir sa fête pref sombrée dans l’oubli.

Article Précédent Article suivant

Vous Pourriez Aussi Aimer

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire