Culture, Danse

[Danse] Grupo Corpo – Bach + Gira, programme double

Grupo Corpo, une compagnie composée de 22 danseurs brésiliens créée par Paulo Pederneiras transporte les rythmes de l’Amérique latine et « une danse exubérante, musicale et généreuse (…) qui vient embraser Danse Danse avec un feu d’artifice chorégraphique » (Danse Danse) mais aussi incroyablement technique et à la fine pointe de l’Art.

Le programme double propose Bach, une performance de ballet contemporain, chorégraphie plus classique mais bien teintée de la touche brésilienne sur la musique intense et obsédante de Marco Antonio Guimarães, fortement inspirée de l’œuvre de Jean-Sébastien Bach; suivie de Gira qui « s’inspire de rituels afro-brésiliens tout autant que de la musique du groupe fusion Méta Méta. »

Bach fait dans la douceur et dans les rythmes répétés, chorégraphies et ambiances musicales récurrentes et obsédantes, des mouvements précis, techniques, incroyablement bien pensés et exécutés. La récurrence est une arme dangereuse toutefois, puisqu’à deux pas de la redondance.

Pour moi, Bach versait un peu dans cette dernière, perdant à certains moment l’intérêt de l’auditoire dans des mouvements trop souvent repris selon une configuration légèrement différente, ou encore dans une langueur calculée qui contribuait à l’ambiance éthérée de l’ensemble, mais neutralisait le rythme de temps à autre.

Photo © José Luiz Pederneiras

Le décor, composé de grande tiges descendant du plafond, était sous-utilisé, laissait présager une chorégraphie acrobatique dans les airs mais ne servait finalement que peu dans les interactions entre les danseurs.

La pièce reste quand même un chef d’œuvre de beauté dans la précision et la technique, avec une finale à couper le souffle d’explosions dorées d’énergie et de lumière, mais pas mon passage préféré de la soirée.

Photo © José Luiz Pederneiras

C’est Gira, avec ses costumes à volants diaphanes, ses corps exposés et ses mouvements sensuels, exotiques et volcaniques qui m’a charmé. Les yeux secs pour ne pas les fermer de peur de manquer quelque chose, je me suis sentie au bord d’un feu de joie dans la moiteur d’un pays chaud à regarder des femmes et des hommes à la beauté sauvage converser en mouvements.

On aurait dit des lys.

Au final, une excellente soirée en compagnie de Grupo Corpo et Danse Danse, comme à l’habitude 🙂

 

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