Culture, Spectacles

[Danse] Le Jardin des délices de la Compagnie Marie Chouinard, un VRAI délice

Marie Chouinard (et sa compagnie éponyme) est célèbre partout à travers le monde pour ses chorégraphies organiques et ses danseurs presque nus, ses mouvements tantôt provocateurs et tantôt classiques, empreints de douceur et de beauté, mais aussi pour la créatrice qu’elle est, véritable ambassadrice de la danse, de l’art et de la culture à l’international.

Nous sommes quand même agréablement surprises (et pas que nous à la mine ahurie et aux exclamations de nos voisins), de nous trouver dans la plus grande file devant une salle que j’aie eu à faire pour un spectacle de danse. Si ce soir n’est pas déjà un triomphe, un couronnement de cette grande dame, c’est un exceptionnel hasard que tous les amateurs de danse contemporaine se soient retrouvés là!

Cette fois-ci, Marie Chouinard présente Le Jardin des Délices, qui colle au tableau du même nom de Jheronimus Bosch : un tryptique présentant sur une des ses faces un paradis tranquille et beau, au milieu, ledit Jardin des délices où les humains en pleine action s’en donnent à cœur joie dans un paysage idyllique aux côtés de créatures fantastiques, et sur l’autre extrémité, un enfer tordu où les Hommes subissent des supplices innommables infligés par des animaux humanoïdes brutaux.

Photo : Moïcani – L’Odéonie – Overblog

Le spectacle se divise également, tout comme l’œuvre, en trois tableaux : d’abord le jardin, puis l’enfer et le paradis. Trois tableaux radicalement différents qui surprennent et attendrissent, peuvent parfois faire rire mais émerveillent toujours de par la technique impeccable des danseurs, les mouvements presqu’iréels des corps et l’harmonie de la chorégraphie, l’ordre même au milieu du chaos.

Si l’ensemble est choquant par moments, le dosage est sublime et on ne s’en plaint pas. Bien collée à l’œuvre de Bosch (elle est non seulement en arrière-plan mais on l’explore aussi grâce à des zooms sur les différents panneaux, les danseurs prenant les poses des humains dépeints dans le tableau), Marie Chouinard dit :

De la même manière qu’un chorégraphe peut partir d’une musique pour créer, je pars du tableau de Bosch. Et de la même manière qu’un chorégraphe peut se coller (ou pas) à une partition musicale, j’ai choisi de me coller au tableau de Bosch, à son esprit. Face à un chef-d’œuvre, le bonheur de s’incliner!

Allez découvrir, vous aussi, le Jardin des Délices…  jusqu’au 30 septembre au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts.

 

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