Art de vivre, Histoire de filles

[Histoire de filles]Les Chroniques d’Une-Quoi-Déjà: Les relevailles (Partie 2 de 3)

BON.
Je suis prête à raconter le reste de mon histoire (pour lire la partie 1: ici )
Êtes-vous prêts? 🙂
Allons-y.

avril

Été de mes 22 ans.

Donc, quand j’ai quitté mon cocon chez mes grands-parents (MERCI je vous aime <3 ), je n’étais pas super certaine de ma shot finalement. L’histoire est que, quelques semaines après avoir signé mon bail, j’avais perdu ma job (BEN OUI UNE AUTRE). L’fun de même.

Par la même occasion, je m’étais inscrite à un cours de gardiennage, histoire de rompre avec ma longue liste d’emplois comme caissière au salaire minimum. À 24 ans, je me suis trouvée un peu de dignité, quoi. Je me suis dit, tant qu’à être aux études pendant encore au minimum 2 ans, aussi bien être payée 17,00$/h au lieu de 10,35$/h en attendant de travailler dans mon domaine.

Ça fait qu’au début mai 2014, j’emménageais dans mon 4 1/2 du quartier Laflèche (brrrRRRrrraaap), toute seule avec mon chat noir porte-bonheur, pauvre ben raide et sul chômage, mais pleine d’espoir. Je vous épargne ici les détails de toutes ces céréales et nouilles ramen que je mangeais à la journée longue, mais c’était pas glorieux. Puis notre génial système fait comme il l’est, je recevais 70$ de chômage par semaine. Pas besoin de vous faire un dessin pour comprendre que j’ai brûlé bien vite mes économies en loyer et que je mangeais à crédit. J’ai entre autres dû piler sur mon orgueil et retourner travailler à mon ancienne job en attendant de me faire engager en sécurité (je vous emmène dans le futur, mais ça s’est passé en septembre 2015) mais même là, je faisais souvent juste 20h par semaine.

Illustration de mon introspection.

C’est moi. Songeuse.

Fak j’étais pauvre, pis je pleurais souvent dans mon lit avant de m’endormir, mais je ne lâchais pas, Je me disais Tant que mon loyer-hydro est payé et que mes chats ont à manger, tout va bien. Et je dis maintenant MES chats, car la semaine de mon déménagement, je n’avais pas pu m’empêcher d’adopter un 2e chaton. Je l’admets, je suis un peu impulsive, mais tsé le coup de foudre? Et je m’étais dit que ça ferait de la compagnie à mon beau Hubert qui allait ben trop s’ennuyer à passer d’une maison ultra vivante avec d’autres chiens et chats à un apparte tranquille sans autre compagnon. Ceci dit, jamais je n’ai regretté l’adoption de ma belle Hanna, qui est la chatte la plus drôle et affectueuse au monde. Pis Hubert et elle sont in love. Et une chance que je les ai.

Mes bibis.

Mes bibis.

Côté vie personnelle, c’était très différent des dernières années. Beaucoup d’amis avaient arrêté de me parler depuis ma dépression, mais je sais que ceux qui sont restés sont précieux. En amour, j’avais décidé de mettre ça sur pause et de prendre le temps de réfléchir à quel genre de personnes je voulais dans ma vie. Et j’avais besoin de prendre du temps pour moi aussi. J’avais besoin de redéfinir mes buts et mes priorités sans l’influence des autres. Et j’avais surtout envie de me remettre sur pied avant de me lancer dans d’autres projets. Bien évidemment, ce ne s’est pas passé comme je le voulais, mais les démarches étaient bien réelles.

Premier dessin de mes chroniques.

Premier dessin de mes chroniques.

Depuis que l’Autre m’avait si gracieusement dompée, j’avais réessayé le couple, mais ça s’était encore plus mal terminé qu’auparavant. Alors j’ai fait beaucoup d’introspection. Genre… BEAUCOUP. J’en ai conclu bien des affaires, mais j’en ai surtout convenu que j’allais prendre mon temps de choisir le prochain. Durant mes presque 3 ans de célibat, je ne me suis pas empêchée de cruiser, de dater et tout, mais comme ma priorité c’était MOI, je ne me suis embarquée dans rien de majeur. Et heureusement, car ça m’a permis de réapprivoiser la solitude et de reconnecter avec mes passions. C’est une fois seule en apparte que j’ai, entre autre, recommencé à écrire et que j’ai lancé d’un même élan mes chroniques d’une «presqu’adulte». 🙂

Nos belles tronches. (et oui chu tou-nue mais pis?)

Nos belles tronches. (et oui chu tou-nue mais pis?)

En gros, je reprenais contrôle sur ma vie. J’étais relativement heureuse, j’étais plus en santé, j’étais plus organisée, j’étais plus mature. Puis, sul’ bord de l’automne 2014, MonLove s’est imposé dans ma vie. J’ai bien essayé de le rabrouer, de lui faire comprendre que je n’étais pas à mon top, que j’étais un peu un boulet par bouts, mais il n’a pas changé d’idée. On traversera le pont quand on y sera, qu’il me disait. Et je suis retombée amoureuse, à l’aube de mon fameux quart de siècle.

Mais n’allez pas croire que ça s’arrête là.
Non non non! (avec la voix de Becky dans Petit Pied le dinosaure)

Je n’étais pas encore sortie du bois.. Pourquoi?
À suivre dans la dernière partie de ce billet qui sera publié vendredi!

(Je vais par la même occasion vous dévoiler le nouveau nom de mes chroniques 😀 *suspense*)

 

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1 Commentaire

  • Répondre Les Chroniques d'Une-Quoi-Déjà: La renaissance (Partie 3 de 3) | Web et Mascara 20 mai 2016 a 11 h 45 min

    […] Salut! Voici donc la troisième et dernière partie de mon long billet! Yay! (Pour lire la partie 1: ici  et pour lire la partie 2: ici ) […]

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