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[Histoires de filles] Les Chroniques de Paulychinelle: My name is… (2sur2)

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Ma face de mini madame de 17 ans.

Comme je vous le racontais hier dans la première partie de ma chronique (ici), je me suis fait niaiser abusivement pendant tout mon secondaire à cause du nom que je portais, et du malaise que ça me causait.

Puis, l’été avant mes 18 ans, j’ai rencontré des nouvelles gensses, et j’ai vu un nouveau reflet de moi dans leurs regard et paroles. C’est là que j’ai compris que les gens n’ont pas nécessairement besoin d’une raison pour écoeurer et niaiser une personne. Il suffit d’un petit quelque chose de différent pour alimenter les railleries. Mais en prenant sur moi et en réalisant que j’étais pas plus un déchet qu’un autre, j’ai découvert une nouvelle confiance en moi et une nouvelle façon d’aborder la situation: l’auto-dérision.

Car un coup que j’ai compris que mon nom allait probablement toujours engendrer une certaine réaction, je me suis dit que j’étais aussi bien en rire. Un peu comme si le fait de faire la joke en premier dissuadait les autres de le faire. Alors d’emblée, lorsqu’on me demande mon nom, par exemple pour le noter, je réponds très exactement:

«Carole-Ann Paul: Carole avec un E, trait d’union, Ann pas de E… Et Paul comme le nom de gars»,
avec un exquis sourire.

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Une fois adulte (d’âge 😉 ), j’étais rendue tellement confortable avec mon nom que mes amis ont commencé à me donner toutes sortes de surnoms, surtout des variantes de mon nom de famille, genre Paulou, Paulie, Pauliche, Bonne Vieille Paul. C’est pas rare d’entendre carrément mon entourage me caller Paul en public ou de faire des jeux de mots du genre «T’as PaulChoix» ou «Sois Paulie».
Y a même des gens qui croient que Paul est mon prénom. I kid you not.

 

Un jour, j’ai commencé à réfléchir à mon nom d’artiste, car avouons-le, une fois le choc de l’épellation passé, Carole-Ann ça reste un prénom banal et sans punch. Je me suis donc penchée sur le Paul. Paulie, ça fait Jersey Shore. Pauliche ça sonne comme pouliche. Paulou ça fait nounours… Puis, en grande amoureuse de la langue française, j’ai pensé au mot polichinelle dans l’expression un secret de polichinelle (un secret que tous et toutes connaissent, mais qui n’est pas d’une connaissance partagée). Comme par exemple, si je confie que je suis enceinte à chacune de mes amies en leur disant de garder ça pour elle. Dans l’fond, c’est pu un secret pour personne; tout le monde sait que je suis enceinte. Mais personne n’en parle, de peur de me trahir ou de se mettre dans l’embarras.

Fak c’est ça. J’ai trouvé ça de circonstance car en général, l’artiste se dévoile quasi sans pudeur, en offrant au spectateur/lecteur le sentiment d’être inclu dans une confidence, alors que dans le fond l’oeuvre est exposée à vue. Bref, vous comprenez la métaphore?

mon body artistique tsé crédits: Alain Lachance

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crédits: Alain Lachance

Alors je me suis appropriée polichinelle en le transformant en paulychinelle pour mon nom de famille (pis le i pour un y, juste parce que y est une de mes lettres préf’ hihi)

Avec le temps, Paulychinelle (et ses variantes) est devenu mon nom d’utilisateur de prédilection pour pas mal des affaires (Twitter, InstagramFacebook, snapchat, etc…) C’est rendu naturel pour moi, je trouve que ça représente bien mon émancipation, mon humour, ma résilience, et mon épanouissement en tant que femme. Comme mes chroniques sur Web et Mascara, c’est un peu une partie de moi, il m’apparaissait naturel de les nommer ainsi.

Donc voilà, je vous avais promis une explication de mon nouveau titre de chronique; c’est fait.

Mieux vaut tard que jamais. 😉

 

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