Histoire de filles

[Histoires de filles] L’intense

Je fais partie de ces filles qui y croient trop, de celles qui aiment trop et rient trop fort. Bref, je suis souvent intense. Ben oui, that’s me!

Source: Pixabay

Je me questionne à savoir si c’est moi qui l’est trop, ou si c’est vous qui l’êtes pas assez? Je n’ai jamais abandonné avant qu’on me dise de lâcher le morceaux. Je n’ai jamais cessé de croire en mes rêves malgré les commentaires désobligeants qu’on m’a adressés… malgré les peines et les embûches que j’ai eus. Je n’ai jamais arrêté de porter fièrement mon bikini même si la balance affichait plus que 100. Je n’ai jamais cessé de compter même si je coulais mes maths de secondaire 4. 

Alors, dis-moi, pourquoi je devrais arrêter de croire que l’amour existe? Juste parce que la première photo de mon Tinder c’est moi avec mon chat? Ça te fais croire que je ne pourrais pas être The One? Juste parce que je t’ai appelé une fois de trop? Juste parce que j’ai été trop gentille avec toi?

Les filles avec de l’ambition font peur et je m’en rends compte de plus en plus. J’ai longtemps pensé que je faisais peur à cause de la grande place que je prenais dans une pièce et je me suis mise à me calmer et à laisser la place aux autres (ben oui, vieillir ça aide). Puis la situation restait la même : je suis encore trop intense. J’ai consulté, couru, (bu, lol) mangé et pleuré là-dessus. Et un an plus tard, je peux dire que je suis fière d’être cette fille qui n’a pas froid aux yeux malgré les conséquences auxquelles je dois faire face. Le vrai pourquoi, c’est que ces filles font peur à cause des mots qu’elles n’ont pas peur de dire, de la confiance qu’elles dégagent et par leur franc-parler. Non parce qu’elles sont « intenses ».

C’est dans ma façon de vivre, de m’exprimer. Autant dans mes joies que mes peines, ce sont des montagnes russes. Et tu sais quoi? J’en suis fière. Je ne retiens pas mes émotions parce que j’ai peur du jugement (cela dit, je sais très bien que dans une entrevue d’embauche ce n’est pas le moment de faire une position de yoga pour relaxer), si je suis heureuse comme un enfant qui voit son gâteau, bougies allumées, énervements sans fin… et bien, c’est ce qui sera.

Pourquoi un enfant aurait le droit de pleurer s’il s’est fait voler son jouet préféré, mais que moi, je n’aurai pas le droit de pleurer parce que j’ai poché mon examen malgré 20h d’études ?

Peu importe dans quelles sphères de ma vie tu veux faire partie, il faudra que tu acceptes le fait que je vais pleurer de joie devant la première neige et que je vais rire pendant 10 minutes parce que je me suis (encore) embarrée en dehors de mon appart. Il va falloir que tu acceptes que je refuse que tu mettes tes pieds sur mes coussins et que si tu viens chez moi, en toutes circonstances j’aurais de belles napkins qui fit.. St-Valentin, Pâques, Noël, Halloween… 

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J’accepte en retour que tu arrives en retard et sale, j’accepte que tu sois grognon parce que y’avait plus de patate sourire à l’épicerie. J’accepte que tu sois pas capable de faire la différence entre constant et consistant. J’accepte le brunch du dimanche matin (ou pas) dans ta famille et le jeu de l’âne dans ta chambre. 

Si je t’accepte, m’accepteras-tu?

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