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[Humour] Showman, le retour d’Anthony Kavanagh

 

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Je fais partie des gens qui ont grandi en regardant Anthony Kavanagh, Jean-Marc Parent et Lise Dion. Je me souviendrais toujours dans ma jeunesse d’avoir été déçue de voir partir Anthony Kavanagh pour la France. Un départ qui a duré plus longtemps que je ne l’aurais cru. Il est enfin de retour et nous propose Showman – Il était une fois Anthony Kavanagh.

C’est habillé en boule disco qu’Anthony Kavanagh a fait sa première au Théâtre St-Denis 2. Flamboyant et énergique, il a immédiatement pris possession des lieux, comme s’il n’avait jamais quitté le Québec.

Un début remplit de variété :

De façon purement théâtrale, Anthony arrive sur scène et meurt au St-Denis. ‘’Mais quelle mort de merde!’’ a-t-il rapidement lancé à la blague. C’est dans cette idée de transition entre la vie et la mort qu’Anthony Kavanagh a livré son spectacle.

Pendant 1h 45, il est passé du coq à l’âne avec des blagues politiques, entre autres sur Donald Trump, sur les musulmans, les Français, les Québécois, les hommes et les femmes. Il y a un peu de tout pour tout le monde.

Il a su mettre en valeur ses talents de raconteur, de stand-up et de chanteur. Tantôt drôle et loufoque, tantôt boîte à musique, il a fait changer les émotions de plusieurs d’entre nous comme dans une montagne russe.

Une thématique mature :

On ne le se cachera pas, c’est un show pour les jeunes adultes. La thématique de la mort ne touche pas beaucoup les plus jeunes dans la vingtaine selon moi. Les sujets traités sont d’actualité et peuvent faire rire et sourire les gens qui ont déjà vécu ces expériences auparavant.

Le spectacle nous motive tout en nous faisant la morale à la fois. Anthony Kavanagh veut passer son message bien à lui, soit celui de profiter de la vie, de prendre du recul et de dire merci pour les opportunités qui s’offrent à nous.

Il nous fait rire, mais aussi pleurer, en parlant de la mort de ses parents. Cette portion risquée renforce le message de vie, de joie et de partage qu’Anthony veut véhiculer.

Une petite odeur de réchauffé :

Il est vrai que j’avais des hautes attentes puisque j’attendais son retour sur scène. Cependant, il faut savoir que le spectacle a été adapté de la version du Showman présentée plus de 200 fois en Europe. Oui, le show coule super bien. Plusieurs références québécoises sont présentes dont celles parlant de Denis Coderre ou de Marc Bergevin et Chibougamau.

Cependant, plusieurs blagues ont déjà été entendues ici et là au fil des ans. Comme son anecdote sur sa première de Céline en France. De plus, certains liens avec les années 90 refont aussi surface.

Showman bouscule et divertit :

Crédit photo : Myriam Larouche-T

Il faut se le dire, Anthony Kavanagh excelle dans l’art de faire des personnages, de bruiter et de chanter. Cela met un rythme incomparable au spectacle. Ses imitations de René Angélil, de Cœur de Pirate et de Garou m’ont toutes fait rire aux éclats. Et que dire de son personnage d’avocat haïtien qui m’a littéralement plié en deux sur ma chaise.

Sa qualité de comédien, son aisance sur scène, sa générosité et ses multiples personnages sont les points forts du spectacle comparativement au stand-up moins performant. Moi les jokes de fifs, ça me fait moins rire en 2017. Mais l’aspect d’ouverture de l’être humain en général a été fort apprécié.

 

Un spectacle mature, varié et énergique. Anthony Kavanagh offre beaucoup plus sur scène que de simples blagues.

Ne manquez surtout pas sa tournée Showman partout au Québec, ça vaut le déplacement. Pour toutes les dates, c’est ici.

 

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