Culture, Lecture

[Lecture] Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Source: livredepoche.com

Source: livredepoche.com

Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur dont on m’avait déjà vanté les mérites et qu’on m’avait conseillé de lire. Mais quand je m’arrêtais devant certains de ses titres en librairie, je ne savais jamais vers lequel me tourner. Je trouvais que la plupart des titres n’avaient pas de lien, même si je savais que la plupart de ses romans avaient un caractère philosophique. En allant me procurer le dernier livre de Dany Laferrière pour faire découvrir mon auteur préféré à mon meilleur ami, une couverture de livre a attiré mon regard dans une allée : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, de Eric-Emmanuel Schmitt.

La quatrième de couverture m’invita à feuilleter quelques pages :

Paris, années 1960. Pour échapper à une famille sans amour, Momo, un garçon juif de quatorze ans, devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue. Mais les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas bleue, et la vie ordinaire peut-être pas si ordinaire…

Petit livre d’une soixantaine de pages, petit prix, à l’heure actuelle, il rentre dans mon budget et dans mon espace-temps.

Ce sera donc lui, de cet auteur, mon premier roman.

Des les premières lignes, le ton est donné :

À treize ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes.

L’histoire entre Monsieur Ibrahim, l’épicier du coin, et Momo nous captive. On désire en connaître davantage sur cet étrange petit garçon et ce sage Ibrahim. Sur le pourquoi le destin les a réunis mais aussi sur leur amitié. Mais les émotions sont étranges. Si la lecture est facile, la dureté de ce que vit Momo nous prend aux tripes. Pourtant, tout semble dissimuler une force de caractère bien trempé qui permet à Momo d’avancer sans baisser les bras, malgré les tuiles qui lui tombent sur la tête tout au long de son chemin. Ce récit est rempli de grandes leçons de vie. On se retrouve devant un gamin qui en fait n’en est pas un. S’il sait se mettre un tel coup de pied au cul quand il pourrait s’enfarger dans sa peine, (pardonnez l’expression) nous, c’est en pleine face que nous nous le prenons. À la lecture de la toute dernière phrase, des frissons nous parcourent. La boucle est bouclée, mais attendez de voir le torrent qui mène le point A au point B.

À propos

J’ai par la suite appris que ce livre fait partie d’un tout : Les récits du Cycle de l’Invisible : Milarepa sur le bouddhisme, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran sur le soufisme, Oscar et la Dame rose, sur le christianisme, L’Enfant de Noé sur le judaïsme et Le Sumo qui ne pouvait pas grossir sur le bouddhisme zen. Que de lectures nous attendent, donc.

 

Titre : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Éditions: Le livre de poche
Prix: 8,95 $

Article Précédent Article suivant

Vous Pourriez Aussi Aimer

1 Commentaire

  • Répondre [Théâtre] Éric-Emmanuel Schmitt sur scène ! | Web et Mascara 5 décembre 2016 a 13 h 29 min

    […] dévoré il y a de cela quelques mois. Si le cœur vous en dit, vous pouvez en lire ma critique ici. J’adore l’intelligence de l’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt et admire sincèrement son […]

  • Laisser un commentaire