Culture, Lecture

[Lecture] Montréal toujours: tour de ville en 30 lieux légendaires

C’est bien connu, j’entretiens une relation amour-haine avec la ville de Montréal.

La plupart de mes amis y habitent et ne jurent que par elle. Le trafic éternel, les odeurs, le vacarme urbain, les pannes de metro, etc. Rien pour me convaincre de retourner y habiter. Moi, je suis très bien sur la Rive-Sud et ça ne risque pas de changer.

Par contre, on ne peut nier l’historique de Montréal et les joyaux que la ville couve. C’est pas compliqué, TOUT se trouve à Montréal!

Avant les fêtes était publié le livre Montréal toujours : tour de ville en 30 lieux légendaires. Bien désolée de ne pas avoir pu vous le présenter avant, la vie est ainsi. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais! Aujourd’hui donc, je reprends mon souffle, et je prends le temps de vous parler du surprenant Montréal toujours, en espérant que ça vous inspire pour vos prochaines lectures et sorties.

Tout d’abord, je dois dire que j’ai été charmée dès la lecture de la préface intitulée Mot (crise) de l’auteur dans laquelle Melissa Maya Falkenberg nous explique sa démarche par rapport à son livre. L’introduction est simple, humoristique et empreinte d’émotion. (D’ailleurs, c’est une chose que j’aime des éditions Les Malins; les auteurs semblent avoir une belle liberté par rapport à l’intégration de l’humour dans leurs œuvres.)

Puis on tourne la page pour découvrir le premier des 30 lieux présentés : le 281. Ouain, ça commence un peu raide, on va se l’avouer haha mais rendu là, why not. On commence dans le vif du sujet!

Crédit photo: Carole-Ann Paul

Donc, le livre présente ainsi une trentaine de lieux phares de la grand’ville : une photo pleine page du lieu (accompagnée d’une citation liée) à gauche, et une présentation standardisée du dit-lieu à droite (j’aime ça les trucs standardisés dans une oeuvre comme ça; ça rend le parcours plus clair) qui présente la date de création, l’adresse, le nom en couleur, le ‘but’ de la place (genre ‘Pour voir d’autres bizounes sans sauter la clôture’  sous le titre 281) et un petit historique du lieu. S’en suit alors dans les pages suivantes, l’article personnalisé à propos du lieu, contenant la plupart du temps une ou plusieurs entrevues.

Bref, tout ça pour dire que je trouve que le livre est superbement présenté! Très agréable à l’œil et très intéressant à parcourir au hasard ou à lire du début à la fin.

Crédit photo: Carole-Ann Paul

Du 281 au Théâtre Denis-Pelletier, du Jardin botanique à l’Orange Julep, des Foufounes électriques à l’Accueil Bonneau… La liste des lieux ‘légendaires’ est tout de même exhaustive. Soucieuse de ne pas créer de vagues, l’auteure présente même Bagel Fairmount ET le St-Viateur Bagel. Pas de chicane! 🙂

Une panoplie de découvertes historiques et anecdotiques vous attend! Que vous connaissiez/aimiez/fréquentiez la métropole ou non, cet ouvrage est génial. On y apprend tellement!

Crédit photo: Carole-Ann Paul

Vous trouverez d’ailleurs dans les ‘Mercis gros comme le stade’ des petits détails qui révèlent, entre autre, l’origine du titre Montréal toujours (qui apparemment aurait pu s’appeler Montréal love) et l’histoire derrière la photo de couverture (vraiment mignon). En tout et pour tout, Montréal toujours est un autre de ces petits bijoux faits avec amour qui méritent une place dans nos bibliothèques (dit la fille qui n’aime même pas tant Montréal, tsé). 😉

En vous souhaitant la bonne année et de belles découvertes!

 

Montréal toujours (Tour de ville en 30 lieux légendaires)
Melissa Maya Falkenberg
Éditions Les Malins
29,95$

 

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2 Commentaires

  • Répondre Geneviève 12 janvier 2017 a 12 h 45 min

    Belle critique, ça me donne envie de te l’emprunter 😉 pour redécouvrir mon Montréal!
    Sinon, juste pour te convaincre de revenir vivre en ville :P, voici les contre arguments des points même pas négatifs que tu as énumérés ci-haut 😛

    Le trafic éternel – en fait oui y’a peut-être du trafic, mais l’idéal en ville c’est de ne pas se déplacer en auto, mais par des moyens alternatifs (transport en commun, covoiturage, à vélo, en skate et même à pied parce que tout est proche tsé)

    Les odeurs – ça dépend, c’est bien relatif tout ça, des odeurs, il y en a partout, des bonnes et d’autres moins. Si tu habites dans Hochelaga par exemple, ça sentira parfois les odeurs de levure (dû à la fabrication de la bière), si tu habites centre-ville, fort probable que les odeurs ne soient pas toujours agréables, mais si tu est dans Rosemont, chaque matin j’ai la chance de sentir l’agréable odeur du pain aux raisins fraîchement préparé, quoi demander de plus?!

    Le vacarme urbain – ça aussi, c’est bien relatif, centre-vile oui, mais plein d’endroits à Montréal sont nettement plus résidentiels et très tranquille, l’île est grande tu sais 😛

    Les pannes de metro – ça on se le cachera pas, c’est vrai, le métro n’est pas toujours des plus fiables. Par contre, il y a mille et une alternatives au métro dont le vélo qui en plus d’aller vite, partout, te donne une shape de guépard, c’est à si m’éprendre!

    • Répondre CaroleAnn 12 janvier 2017 a 13 h 31 min

      Bon bon bon, une autre qui veut me convertir 😉 hihi tu as raison, mais tout cela est à condition d’habiter un beau quartier comme le tien et de travailler dans la ville 🙂 Hahahaha une shape de guépard. Ceci dit, le livre est excellent, tu aimeras!

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