Culture, Lecture

[Lecture] Pieds nus dans l’aube, du roman au grand écran

Ce livre de Francis Leclerc, réalisateur du film, illustré par Daniel Guy retrace le processus d’adaptation de l’œuvre de Félix Leclerc Pieds nus dans l’aube à l’écran par son fils Francis.

L’album relate le processus créatif de Francis Leclerc et met en avant des photos originales de Daniel Guy prises au sténopé ou réalisées par transfert d’émulsion polaroid des acteurs et des décors pendant le tournage.

Photo : Fides (Daniel Guy)

Si le propos ne m’a que peu touchée (je m’attendais à plus d’anecdotes de tournage et à un hommage à l’œuvre), j’en suis profondément désolée. Le livre, tout comme l’excellent film, m’avait fait une grande impression et je m’attendais, avec ce magnifique album, à plonger un peu plus dans l’univers de l’ouvrage tant littéraire que cinématographique et dans l’écriture de Francis et Fred Pellerin pour adapter le texte au cinéma. J’ai trouvé l’ouvrage intéressant, mais il m’a un peu laissée sur ma faim, moi qui l’entamais avec grand appétit.

Je comprends qu’il puisse être frustrant pour le fils talentueux d’un père si connu d’être, justement, le « fils-de-Félix ». Je comprends qu’il veuille se détacher du monument qu’est son père au Québec et ailleurs. Mais le fait qu’il le souligne avec véhémence à plusieurs reprises dans le livre, qu’il s’éloigne avec tant de force de l’œuvre du père tout en y participant en l’adaptant, m’a laissé un goût amer dans la bouche en refermant le livre.

J’imagine que c’est à force de se faire poser la question, de devoir faire valoir sa propre identité sur la scène québécoise que le discours est devenu si direct. Mais j’avoue que ça ne m’a pas rendu le personnage sympathique.

Bon. Ceci dit, on suit le processus créatif et on découvre quelques-unes des inspirations de Francis Leclerc pour le long-métrage, ainsi que quelques problèmes, impromptus et découvertes survenus au fil du tournage, ce qui n’est pas sans intérêt.

Comme toujours, la plume de Fred Pellerin, en préface, est du vrai bonbon dont on se délecte lentement, qu’on lit et relit en l’entendant nous déclamer sa prose d’une voix aux intonations modulée pour l’introduction d’un conte. Un délice d’hommage.

Les anecdotes du photographe, Daniel Guy, forment également un passage léger, amusant et sympathique de cet album qu’il a su illustrer de façon unique et charmante.

Un livre somme toute intéressant, mais surtout magnifique : Pieds nus dans l’aube, du roman au grand écran de Francis Leclerc illustré par Daniel Guy aux éditions Fides, 29,95 $.

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