Général

[Lecture] Une époque formidable, Gérard Jugnot revisite son succès

Crédit photo : Sophie Leduc

Le titre Une époque formidable évoque déjà la nostalgie. Gérard Jugnot veut nous raconter ses années Splendid’, tout ce qui l’y a conduit et ce qui en est sorti.

On connaît mieux le Splendid’ dans Les bronzés ou encore Le père Noël est une ordure. Mais la gang qui le compose est avant tout une bande d’amis blagueurs anonymes qui aujourd’hui sont des stars de l’écran : Gérard Jugnot, Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel, Josiane Balasko, Michel Blanc.

C’est au lycée que tout a commencé 

Dans les caves et les cafés théâtre, les premiers spectacles ne se montent ni sans peine ni sans difficultés. Pourtant, l’optimisme de Gérard Jugnot dans la façon dont il nous dévoile tous les secrets des débuts de la troupe sur les planches nous indique que le succès était tout de même au rendez-vous.

C’est au lycée que Jugnot rencontre une personne qui marquera sa vie : Tsilla Chelton. À la suite d’une conférence qu’elle était venue donner à son lycée Pasteur, Jugnot prit son courage à deux mains pour aller l’aborder. Il lui dévoila qu’il avait un polype sur les cordes vocales. Il aurait apprit ceci de la part d’un professeur qui l’avait autrefois auditionné. Il aurait même ajouté qu’il ne pourrait jamais faire carrière sur scène avec cette voix blanche et sourde. À ceci, Tsilla le fit répeter, prétendant ne plus entendre très bien. En criant qu’il avait un polype sur les cordes vocales, Tsilla lui indiqua qu’il n’en était rien, qu’il souffrait uniquement de timidité et que sa voix était maintenant placée. Quelle révélation me direz-vous! C’est d’ailleurs à ce lycée que Jugnot rencontre la quasi-totalité du Splendid’ : Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Michel Blanc, et qu’il décide que sa passion sera le moteur de sa vie.

Les dessous du succès

Ce livre est rempli d’anecdotes qui nous en apprennent davantage sur cet acteur, réalisateur, scénariste et producteur, mais aussi et surtout, sur l’homme.

Mon père avait eu peur pour moi car il ne connaissait pas ce métier, moi j’ai eu peur pour mon fils car je le connaissais… (p.73)

Son père a toujours douté de la voie dans laquelle il se dirigeait et en quelque sorte, c’est là-dessus que Jugnot tirait toute son énergie pour réussir, pour lui prouver de quoi il était capable. Même s’il en a hérité un pessimisme de protection, pour reprendre ses mots, qui lui permet de mieux gérer ses attentes, je crois surtout qu’il en a conservé une humilité déconcertante.

Mes impressions

Crédit photo : Sophie Leduc

En lisant ce livre d’un rythme lent, ne nous le cachons pas, je suis surprise de réaliser qu’en nous dévoilant tant d’histoires personnelles sur son parcours, Jugnot offre à la lecture de ce livre un boost sur le désir de poursuivre ses rêves. Il y a tant de choses universelles telles que le travail, la passion, mais aussi l’acharnement à sans cesse relever chaque obstacle qui entrave notre motivation qu’on retrouve dans son récit.

On a tous un petit côté nostalgique et le goût d’avoir une trace de nos expériences. Il est toujours drôle de réaliser que certaines de celles-ci, même insignifiantes, ont eu un grand rôle à jouer dans la formation de notre destin. C’est sûrement pour cela que Jugnot voulait, dans Une époque formidable, dévoiler plusieurs anecdotes et ressentis de sa vie, tant personnelles qu’artistiques.

On peine parfois à croire qu’il puisse se rappeler si bien de ces choses, comme s’il avait pu remonter dans le temps, observer, prendre des notes, puis nous revenir sur ses découvertes.

L’aventure du Splendid’ a connu un succès qui restera dans la mémoire. Et plus nous avançons dans la lecture d’Une époque formidable, plus on se sent proche de cette troupe et de Gérard Jugnot. Bien qu’il m’a été difficile de plonger dans le livre à ses débuts, c’est avec beaucoup d’émotions que je l’ai refermé, avec le sentiment d’avoir appris plus d’un secret.

 

Article Précédent Article suivant

Vous Pourriez Aussi Aimer

2 Commentaires

  • Répondre jeannette 3 novembre 2017 a 9 h 54 min

    Sophie,
    résumé bien écrit qui nous donne le goût de lire ce livre qui nous amène dans une autre époque certes, mais je pense qui. nous ramène un peu à notre vie . merci ! ??

  • Répondre Sophie Leduc 3 novembre 2017 a 12 h 51 min

    Merci Jeannette! C’est exactement ce que j’ai ressenti en le lisant. 🙂

  • Laisser un commentaire