Art de vivre

Les Chroniques D’une «Presqu’adulte»: Mon Monstre Saisonnier

J’adore l’automne. C’est clairement ma saison préférée. Pourtant, on s’entend, c’est la saison un peu moche, la saison rejet du quatuor, l’entre-deux. Il commence à faire noir tout le temps et trop tôt, il pleut 60 % du temps, pis tu sais jamais comment t’habiller pour aller dehors.

Ouain…

C’est pourri finalement.

 

En fait, d’une année à l’autre, on dirait que j’oublie le véritable visage de l’automne de la même façon qu’on ne se rappelle jamais tout à fait de ce qui nous a poussé à aimer puis à détester un ex. Jusqu’à ce qu’on le croise à tout hasard,< et puis ça nous revient brutalement.

 

Moi, j’idéalise l’automne. Je trippe sur les arbres jaune-rouge-orange, sur les foulards et les bottillons, sur l’air frais, sur les potages, sur les soirées à regarder des films sous les couvertures. Je trippe sur ça. C’est ça que j’aime, et c’est de ça que je me rappelle quand l’été tire à sa fin. 

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Mais ça, c’est le mois d’octobre. Quasi exclusivement. Pis là, on tombe en novembre. Le mois des morts, celui qui emmène les grands froids, puis éventuellement la slush sale din’ rues. En novembre, je sombre inévitablement dans une profonde crise existentielle, pis j’ai l’impression que mon monstre intérieur gagne sur moi chaque fois. 

 

ma vieille face déprimée et ma couverture féline

Ma vieille face déprimée et ma couverture féline

L’autre soir, au travail, je baignais lamentablement dans mon océan de mélancolie et je partageais mes angoisses avec un collègue avec qui j’ai souvent des conversations absurdes/philosophiques, et il m’a dit: «Merci de travailler ici. Sérieux, tu m’entertain. T’es comme un bon morceau dans une mauvaise situation.» Et là j’ai souri, mon cerveau m’a shooté un peu de dopamine dans les veines. Je suis chanceuse dans l’fond; j’suis pas toute seule. Faut juste que je chasse le nuage, et mon monstre va bientôt retourner se coucher pour l’hiver.

Quoique l’hiver,

Je l’haïs sincèrement.

 

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1 Commentaire

  • Répondre Les Chroniques d'une «Presqu'Adulte»: Cheers! | Web et Mascara 18 novembre 2015 a 11 h 45 min

    […] Mais là, quand l’automne commence à mourir pis qu’il fait toujours noir, j’ai mon monstre intérieur  qui se réveille de sa sieste, et c’est […]

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