Culture, Spectacles

[Opéra] Roméo et Juliette, une passion fade.

Bon.

À mon sens, l’opéra est un art qui peut être difficile à apprécier. Non seulement les spectacles sont-ils très longs (parfois plus de 2h30), la plupart des histoires qui y sont jouées sont des grandes tragédies dont nous connaissons déjà l’issue et les détails.

Mais j’aime l’opéra. Toutefois, j’avoue que cette fois le Roméo et Juliette de Gounod mis en scène par Tom Diamond, fut décevant. Entre le manque de sentiment, de complicité entre Roméo (Ismael Jordi) et Juliette (Marie-Ève Munger), les déclarations s’étirant en longueur et l’égo de Roméo, qui donnait l’impression de se vouer lui-même une passion plus débordante qu’à Juliette, la représentation a laissé le public sur sa faim.

En effet, vers la fin de la représentation, quelques spectateurs ont quitté la salle sans même applaudir, bien que le cercle proche rassemblé au centre-avant de la salle ait offert la traditionnelle ovation debout aux artistes ravis.

Si Juliette et Roméo étaient superbes; de belles personnes parées de beaux costumes, la voix forte et profonde de la soprano Marie-Ève Munger ne collait pas au personnage de Juliette, qui n’a que 14 ans dans l’œuvre culte de Shakespeare.

Photo : Yves Renaud

Photo : Yves Renaud

 

 

 

 

 

 

Les décors magistraux propres au grandiose de l’opéra n’ont pas déçu, l’orchestre a donné un spectacle tout à fait sublime, mais pour moi le cœur n’y était pas. Il faut dire que c’est le danger des grands classiques; ils ont été mille fois revisités, on y assiste avec de grandes attentes – public facile à décevoir.

En bref, pas mon show de l’année mais tout de même, une mise en scène spectaculaire digne de l’Opéra de Montréal.

Roméo et Juliette, un opéra de Gounod mis en scène par Tom Diamond à l’Opéra de Montréal jusqu’au 26 mai.

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