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[Spectacle] Alexandre Da Costa : Stradivarius à l’Opéra

J’ai assisté au spectacle d’ouverture du Festival Montréal en Lumière, un concert du violoniste québécois Alexandre Da Costa, et j’ai été séduite de chez séduite.

La larme à l’œil, les frissons, le fou rire, tout y est passé. Non seulement ce jeune virtuose maîtrise-t-il parfaitement son instrument (un magnifique Stradivarius du 18e siècle), mais il le fait chanter, rugir et chuchoter au gré des airs d’opéra classique qu’il interprète dans Stradivarius à l’opéra.

Entre l’élégance et le raffinement des valses viennoises, la violence des airs espagnols, la quiétude des pièces slaves et la richesse voluptueuse des opéras italiens, le spectacle qu’il nous offre, accompagné sur scène d’une poignée de musiciens, est à couper le souffle.

La scénographie simple mais magnifique – composée d’un grand écran où défilent de magnifiques projections qui, sans voler la vedette, agrémentent la performance et de projecteurs qui donnent à la scène des airs des golden years de Broadway – est aussi efficace que Da Costa, qui introduit les pièces par une courte mise en contexte humoristique qui rate rarement la cible.

Photo : Montréal en Lumière

D’ailleurs, à un moment, il explique que la petite marque qu’il porte au cou est une blessure « d’usure » laissée par le violon qui prend toujours appui au même endroit, à raison de plusieurs heures par jour. Cette marque distinctive propre aux violonistes s’appelle le « baiser du violon ».

Le BAISER DU VIOLON. Non mais. C’est pas beau ça? J’en ai la poésie toute retournée.

La technique formidable du jeune violoniste demeure quand même le clou du spectacle, si bien que mes voisins et moi écoutions, incrédules devant autant de maîtrise, le son aussi polyvalent qu’envoûtant de l’instrument mythique.

En rappel, il a offert au public une interprétation de l’Hallelujah de Leonard Cohen, en hommage au musicien disparu, et a quitté la scène sous les tonnerres d’applaudissements d’un public unanimement conquis. Un triomphe.

À voir et à revoir, dès que l’occasion se présente.

Alexandre Da Costa, Stradivarius à l’opéra. Si vous ne pouvez pas le voir en spectacle, procurez-vous l’album éponyme.

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