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[Spectacles] Tosca, à l’Opéra de Montréal

Comme l’avait mentionné Maïté en avril dernier, la nouvelle saison de l’Opéra de Montréal débute cet automne avec Tosca, de Giacomo Puccini.

Hier soir, j’ai eu le privilège d’assister à la générale qui se déroulait à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, et c’est parcourue de frissons à plusieurs reprises que je me suis délectée de ce mélodrame à l’italienne.

Du talent à l’œuvre

Melody Moore (Floria Tosca) Gregory Dahl (Scarpia) ©Yves Renaud

Tosca a tous les éléments d’un Thriller-Opéra où se mêlent jalousie, amour et tensions politiques. Il met en vedette la soprano américaine Melody Moore (qu’on avait vue dans Madama Butterfly en 2015) qui incarne ici Floria Tosca. Moore représente aujourd’hui l’une des meilleures interprètes de Tosca dans le monde. Elle est accompagnée du ténor chilien Giancarlo Monsalve, qui interprète son amant, le peintre Mario Cavaradossi. À leurs côtés, le baryton canadien Gregory Dahl (qu’on a vu dans Aida en 2016) incarne le rôle du sinistre Scarpia, tandis que la basse américaine Valerian Ruminsky (qu’on a vu dans Otello en 2016) celui du Sacristain, et le baryton canadien Patrick Mallette, celui de Cesare Angelotti (qu’on a a pu voir dans Les Feluettes en 2016).

Cette co-production de l’Opéra de Montréal et du Cincinnati Opéra est mise en scène par Andrew Nienaber, étoile montante de la mise en scène aux Etats-Unis, et L’Orchestre Métropolitain et le Chœur de l’Opéra de Montréal (préparé par Claude Webster) sont dirigés par le chef italien Giuseppe Graziol.

Un mélodrame passionnel en trois actes

Gregory Dahl (Scarpia) ©Yves Renaud

Tosca nous plonge en trois actes dans un Rome du 19e siècle et ouvre sur un décor majestueux d’église. La cantatrice Floria Tosca est la maîtresse du peintre Mario Cavaradossi, complice du fugitif Angelotti. Mais le chef de la police, Scarpia, a des soupçons assez forts sur l’implication de Cavaradossi dans la fuite d’Angelotti et parvient à piéger Tosca en jouant de sa jalousie et de sa passion à l’encontre de son amant pour retrouver Cavaradossi qui le mènera à Angelotti.

Scarpia parvient à arrêter Cavaradossi à l’aide de ses hommes et exerce un odieux chantage sur Tosca, invitée pour chanter à sa demeure. Elle doit parler pour sauver l’homme qu’elle aime de ses tortures, bien que ce dernier lui avait ordonné de ne pas parler. Elle finit par céder, implorant Scarpia de cesser les souffrances de son amant et indique le lieu où se cache Angelotti. Mario est libéré, mais trahi. Spoletta, l’un des sbires de Scarpia, revient vers Scarpia pour lui indiquer que Angelotti s’est suicidé. Entre temps, ils apprennent que Napoléon a gagné la bataille de Marengo. Scarpia, en fureur, condamne Cavaradossi à mort.

Tosca est prête à tout pour sauver son amant et accepte les avances de Scarpia en l’échange de la libération de Cavaradossi. Scarpia donne l’ordre de simuler l’exécution de Cavaradossi, tout en donnant un contrordre discrètement. Une fois signé le sauf-conduit des amants, Tosca poignarde Scarpia en criant : « Voici le baiser de Tosca ! ».

Tosca part alors au château Saint-Ange où Mario est censé se faire executer pour le rassurer et l’aider à feindre sa mort lorsqu’il recevra des fausses balles. Mais hélas, son bien aimé ne feindra pas la mort, il est réellement fusillé… Et Tosca choisira de mettre fin à son destin à sa manière, ne trouvant plus d’autre issue, suite à l’arrivée des hommes venus pour l’arrêter et la perte de son bien-aimé.

Une remarquable réussite

Les décors sont grandioses et la musique spectaculaire. Les interprètes ont envahit la salle d’émotions et Tosca fait indéniablement partie des Opéras que j’ai préférés. Cette fois-ci, j’ai senti une proximité entre le jeu des acteurs et le public, nous plongeant du début à la fin de cette tragédie classique italienne. Les actes n’ont pas de longueur et chacun d’eux termine sur un suspens qui nous donne le goût d’en connaître le poignant dénouement.

Tosca

de Giacomo Puccini

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

Les 16, 19, 21 et 23 septembre 2017 à 19h30

 

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