Culture, Théâtre

[Théâtre] Éric-Emmanuel Schmitt sur scène !

photo_mibrahim3Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est un tout petit livre envoûtant que j’ai dévoré il y a de cela quelques mois. Si le cœur vous en dit, vous pouvez en lire ma critique ici. J’adore l’intelligence de l’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt et admire sincèrement son talent. Lorsque j’ai su qu’il venait faire une tournée au Québec, j’étais au comble de ma joie, mais encore plus lorsque j’ai été invitée à le voir sur scène, pour présenter son ouvrage !

Dans un décor minimaliste, l’écrivain est seul sur scène puisqu’il est l’unique acteur de la pièce et se donne à cœur joie dans l’interprétation des personnages, dont bien sur les principaux : le jeune juif, Momo, et Monsieur Ibrahim, l’épicier du coin qui sait ce qu’il y a dans son Coran. Toute la pièce est tirée de son livre plein de sagesse et de leçons sur le bonheur. Excepté que Momo est maintenant adulte et qu’il se remémore son enfance. Je suis donc ravie de revoir cette belle histoire se dérouler devant moi. Toutefois, je ne suis pas certaine de déchiffrer l’émotion qui m’a habitée tout au long de la pièce.

Certes, le jeu d’acteur est assez impressionnant compte tenu du fait qu’Éric-Emmanuel Schmitt n’est pas comédien de métier. Qui mieux que lui saurait incarner ses personnages. Cependant, j’avais l’étrange sensation qu’on nous récitait un poème et que le train des émotions filait trop vite.

Peut-être est-ce parce que j’ai lu le livre que mon regard ne peut être totalement neutre, mais la lenteur de la pièce me laissait perplexe. Bien sûr, le texte a été adapté pour une pièce de théâtre. Mais alors, celle-ci ne dénature-t-elle pas la poésie du livre où chaque mot est à sa place? La beauté d’une telle histoire repose d’après moi sur l’interaction entre les mots qui défilent sous nos yeux et la lecture qu’on en fait. Par exemple, à la lecture d’un moment émouvant, je peux m’arrêter quelques instants dans mes pensées et m’imaginer notre Momo dans les siennes. Je peux même refermer le bouquin et le reprendre plus tard. Tandis que la pièce nous donne tout cru dans la bouche ce qu’on aimerait parfois retenir plus longuement.

Pourtant, je ne vois pas comment il aurait pu faire autrement. Le voir interpréter sa création était un moment doux et privilégié. Un décor sans artifices, une lumière juste ce qu’il faut, des postures lentes et simples laissent les mots prendre le dessus. La présence de l’écrivain apporte un petit quelque chose d’unique que quiconque n’aurait su transmettre. Certes, il donne le ton à ceux qu’il a imaginés. Alors, beau travail. Mais pour ma part, la pièce n’égale pas son petit bijou littéraire que vous devez absolument lire, avant ou après l’avoir vue. photo_mibrahim2

Prochaines dates :

5 décembre VAL-D’OR Théâtre Telebec

6 décembre AMOS  Théâtre des Eskers
7 décembre ROUYN-NORANDA Théâtre du Cuivre
9 décembre BELŒIL Centre culturel
10 décembre VALLEYFIELD Salle Albert-Dumouchel
13 décembre BAIE-COMEAU Centre des arts

 

 

Article Précédent Article suivant

Vous Pourriez Aussi Aimer

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire