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[Bédaine & Mascara] Mon retour “pas retour” au travail après bébé #2

À ma deuxième grossesse, je me suis sérieusement questionnée sur mon retour au travail.

J’en étais même à me demander si nous, les femmes, n’en faisons pas un peu trop à force de tout vouloir : une belle carrière, un bon train de vie, être accomplie comme femme au foyer, se garder en forme et bien manger, inscrire les enfants à tous pleins de cours et ne pas en manquer un. Ouf!

Et cette pression de performance, je ne l’ai pas senti venir du côté masculin, mais bien de nous, les mamans.  C’est peu dire!

À mon premier garçon, j’étais retournée sur le marché du travail lorsqu’il a eu 1 an.

Très honnêtement, j’avais hâte. J’avais hâte de vivre cette vie-là : une maman qui s’accomplit au travail et qui retrouve son chérubin à la fin de sa journée pour partager de beaux moments. Un vrai conte de fées quoi!

J’allais vite tomber de mon nuage. Ce que je pensais vouloir s’est avéré être tout le contraire, accompagné en prime d’un sentiment de culpabilité (qui est toujours enfoui en moi après 2 ans de garderie pour mon grand garçon de 3 ans).

Détrompez-vous : j’aimais mon travail. Des collègues de feu, des fous rires, un patron plus que compréhensif et accommodant avec ma nouvelle vie de maman, des projets le fun (et moins le fun comme dans tout).

J’ai réalisé que c’était le train de vie qui ne me convenait pas.

Avec le trafic, je pouvais faire entre 1h et 1h30 de route le matin et le soir. Le stress qui accompagnait cela, je n’en avais pas besoin.  Aussi, mon travail impliquait que j’en fasse un peu à la maison. Comme je partais plus tôt du travail pour tenter d’éviter le trafic, je gérais quelques courriels dans le stationnement de la garderie, une fois à la maison, en soirée et quelques fois le weekend.

Moi et mes petits hommes!

Moi et mes petits hommes!

Devais-je vraiment vivre cela? Je sentais que j’allais manquer des bouts dans la vie de mon garçon.

Ce qui ne m’a sûrement pas aidé, c’était l’éprouvante épreuve de trouver LA garderie. J’avais trouvé un milieu familial, mon garçon y est allé deux jours et j’ai senti que ce n’était pas à cet endroit qu’il devait aller. Retour à la case départ, je devais trouver autre chose à quelques jours de mon retour au travail. J’ai eu l’immense chance d’avoir mes beaux-parents à la maison durant cette période. J’ai trouvé une place en installation, qui me sécurise beaucoup plus. L’adaptation de mon coco : un bon mois à pleurer chaque matin lorsque je le déposais à la garderie. Ouf, le cœur de maman en a pris un coup. J’ai pleuré.

Quand je suis tombée enceinte de mon deuxième, j’ai longuement réfléchi sur ce que j’allais faire. Malgré une offre plus qu’alléchante de mon patron, j’ai fait le choix avec mon conjoint de ne pas retourner au travail.

J’ai la chance inouïe de pouvoir travailler de la maison pour l’entreprise de mon conjoint. Alléluia!

children-daycare-nanny-funny-ecard-RikMes garçons iront à la garderie, car je crois que c’est important pour leur développement, mais cela me permet d’envoyer mon plus jeune seulement lorsqu’il aura 18 mois.  Cela me permettra de ne pas être obligée de les réveiller le matin, de pouvoir prendre notre temps, de pouvoir leur donner une journée off une fois de temps en temps, d’être disponible lorsqu’ils seront malades et de pouvoir prendre soin d’eux à la maison sans penser au travail à rattraper qui m’attendra.

Mon cœur se porte mieux depuis que j’ai fait ce choix.

Je trouve que les parents qui doivent travailler et qui ne peuvent pas se permettre ce luxe sont courageux, forts et font ce qu’ils y a de mieux pour leurs enfants. Chapeau à eux!

Quelques fois, je me dis que notre société de performance y est peut-être pour quelque chose dans ce mode de vie étrennant… Et si on donnait la possibilité qu’un des parents puissent rester à la maison avec bébé un peu plus longuement?

Je ne sais pas comment tout cela se passera, moi qui est une fille de gang et qui aime le contact humain, est-ce que je risque de ne pas aimer cela à la maison?

Je ne sais pas, mais je me sens déjà fébrile à l’approche de ce tournant de ma vie.

Et vous les mamans, qu’elles sont vos expériences par rapport à votre retour au travail?

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