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[Cinéma] Henri Henri pour illuminer novembre

Contrairement à sa bande-annonce, le film Henri Henri m’a allumée. C’est un beau film. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier à sa première impression.

Premier long-métrage de fiction du réalisateur Martin Talbot, Henri Henri nous plonge dans l’univers du conte. Il était donc une fois Henri (Victor Andrés Trelles Turgeon), jeune orphelin élevé dans un couvent. Sa passion pour la lumière l’amène à remplacer ampoules et lampes défectueuses chez les bonnes soeurs, passion qui illumine la vie des gens autour de lui. Un bon jour, le couvent se voit dans l’obligation de fermer ses portes. Henri se retrouve donc seul, à la rue, à devoir confronter la réalité, trop souvent triste et sans lumière. Jeune adulte candide et naïf, sa bonté (et les signes que le Bon Dieu met sur sa route…) lui permettent de poursuivre sa mission d’illuminer la vie des gens qu’ils rencontrent dans le «vrai monde». Du personnage bourru de M. Binot (Marcel Sabourin), ex-maître dans l’art de faire des cornichons, à la belle Hélène (Sophie Desmarais), guichetière d’un cinéma XXX et tombée dans la noirceur depuis un bon moment, Henri continue son petit bout de chemin en rallumant lampes et âmes éteintes qu’ils rencontrent sur son passage.

Et il a m’a aussi allumée en tant que spectatrice.

En me laissant porter par ce conte bien ficelé (bien qu’il manque parfois un brin de ficelle),  j’ai à quelques reprises eu l’impression de revoir Forrest Gump dans le personnage d’Henri, qui, par son innocence et sa vision de la vie remplie d’espoir, réussit à accomplir de grandes choses et à semer le bonheur autour de lui. Son histoire se déroule sous nos yeux à travers des images léchées et une direction artistique soignée, rappelant parfois l’univers du réalisateur Wes Anderson. Il ne faut pas s’attendre à des scènes oniriques hors du commun comme dans les films à grands budgets, mais Henri Henri a son lot de beaux moments, bien présentés, en toute simplicité. Je pense entre autres à cette scène où Henri se retrouve avec Hélène assis sur la croix du Mont-Royal.

Peu de temps après avoir visionné le film au cinéma, j’ai pris la peine de passer à vélo au bas de la montage et je me suis imaginée pendant quelques secondes les deux protagonistes juchés tout là-haut, admirant les lumières qui s’éveillent sur Montréal. 

Voilà une belle idée si vous souhaitez allumer le coeur de la personne que vous aimez.

Malgré quelques scènes qui m’ont parues plus longues et et moins pertinentes au bon déroulement du récit, je dirais qu’au bout du conte, Henri Henri est parvenu à illuminer la grisaille de novembre et à faire ressortir l’enfant en moi qui croyait, en voyant la bande-annonce, que j’étais peut-être rendue trop vieille pour aimer me faire raconter des histoires fantastiques.

En salle dès le 7 novembre.

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