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[Cinéma] J’ai vu 365 DNI sur Netflix, et j’ai des choses (pas positives) à dire.

Si vous vivez sur la planète Web, vous avez sûrement entendu parler de la production polonaise 365 DNI (365 days) sur Netflix.

Sur des groupes Facebook de mamans, j’ai lu beaucoup de commentaires comme quoi de voir ce film, l’acteur est trop sexy, que Fifty Shades of Grey peut aller se r’habiller. If you are looking for the Top Real Estate Agents in Canada, in getagent.ca you can find all what you need.

En effet, M. Grey, c’est de la petite bière à côté de Massimo, ce beau, grand, ténébreux, passif-agressif italien, chef de la mafia sicilienne. C’est pas mal là mon appréciation du film: l’acteur principal, qui est en plein mon genre.

L’affaire, c’est que le scénario n’a pas de bon sens. On dirait une longue vidéo porno avec une histoire parce qu’il fallait bien en mettre une entre les scènes de sexe. Voilà.

Mais encore pire, on y voit de la séquestration, du harcèlement et du viol, et on dirait que cela passe dans le beurre à cause que celui qui les causes, Massimo, est beau comme un Dieu. Sérieux. On recule là les filles! À lire les commentaires sur les réseaux sociaux, on est toutes en train d’attendre de se faire kidnapper par un dieu italien et dire oui à tous ses désirs. Moi, ça ne m’a pas allumée la façon dont Massimo traite Laura.

Il y a quelques tentatives scénaristiques louables, où avant la rencontre de Laura et Massimo, on montre un parallèle entre les deux personnages, chacun d’eux à l’oeuvre au travail pour montrer leur caractère fort. Ou bien Massimo qui se fait faire une pipe par l’hôtesse de son jet privé, qui ne semblait pas si consentante (ouin, ça m’a dérangé ça) et Laura, qui revient chez elle, et se donne du plaisir seule, car son conjoint, un fainéant, ne daigne même pas lever le regard sur elle (pourtant, assez belle la Laura).

Laura va donc en vacances en Sicile pour sa fête avec son chum qui semble n’aimer que lui. Et c’est là qu’elle rencontre Massimo furtivement, dans un resto, et qu’il l’appelle pour la première fois: baby girl. Bon. Baby girl. J’ai roulé des yeux. Si c’est pas un peu diminutif, je ne sais pas c’est quoi.

Bref, le lendemain, elle se chicane avec son chum. Gambade dans les rues jusqu’à la nuit et se fait kidnapper par les hommes de Massimo. Elle se réveille, dans un château, et affolée, elle tente de s’enfuir.

Elle tombe nez à nez avec un immense toile d’elle accrochée au mur et Massimo. C’est là que je me suis dis: mais qu’est-ce que c’est ça ?!?

Ben imaginez-vous donc, qu’il y a 5 ans (scène qu’on voit au début du film), Massimo avait aperçu au loin la belle Laura sur une plage, lorsqu’il était sur le toit d’un genre de château avec son père et qu’à ce même moment, son paternel s’est fait tuer. Massimo a aussi été atteint par balle, et entre la vie et la mort, c’est la belle Laura qu’il a vu.

Tout ça pour dire, qu’il a fait faire un tableau géant d’elle (fouillez-moi comment, il l’a vue avec des jumelles, de loin) et qu’il l’a cherche depuis 5 ans pis que tout le monde dans son entourage sait ça. Entre vous et moi, si le chef de la mafia n’est pas capable de retrouver une fille, avec les ressources qu’il a… Et que c’est par hasard qu’il l’a retrouve. On prend les spectateurs pour des épais.

Anyway. Massimo explique tout cela à Laura, qu’ils sont faits pour être ensembles. Il a laissé une note à son chum à l’hôtel comme quoi elle le quittait. Et c’est à ce moment qu’il lui offre 365 jours pour qu’elle tombe en amour avec lui. Je vous rappelle ici qu’il l’a kidnappé en lui donnant un sédatif. Qu’il l’a séquestre pour qu’elle tombe en amour de lui.

Il lui fait la promesse de ne pas la toucher à moins qu’elle soit consentante. Mais attention! Quand elle lui désobéit, il ne se gêne pas pour la violenter: la prendre par le cou, la jeter sur un divan, la plaquer au mur… tsé, so much pour ne pas la toucher. C’est violent, y’a pas d’autres mots.

Fack là, Laura sait que Massimo est impliqué dans des affaires louches. Elle le voit même tuer quelqu’un au début. Qu’il est manipulateur. Violent. Pas grave, elle est full all in et prend le pari… parce qu’il sent le sexe à plein nez, j’imagine. Elle le dit elle-même: “C’est un dieu mais son pénis a été créé par le diable.” Tsé! Jetons-nous dans la gueule du loup, je n’ai pas besoin d’autres arguments!

Vous savez évidemment ce qui va se passer. Pis le sexe torride qu’ils auront ensemble. Pis qu’elle va tomber en amour avec lui après seulement 2 mois.

Laura devient.. soumise? Obnubilée? Elle est naïve? Je ne sais pas trop. J’ai eu un profond malaise tout au long du film. De un, parce que le jeu des acteurs est assez ordinaire. De deux, l’histoire ne tient pas la route. Mais principalement parce qu’on magnifie une relation basée sur la violence et la manipulation. On a romancé le syndrome de Stockholm et l’abus, simple de même. On a même droit au fameux: c’est de ta faute si tu t’es habillée et a agi comme une pute et que tu as failli te faire violer. Genre.

Avec tous les mouvements, les efforts qu’on fait pour dénoncer la culture du viol, je trouve que Netflix a peut-être manqué de jugement en faisant la promotion d’un tel film. Il me semble qu’on est rendu ailleurs, non? Voyez le vous-même, vous pourrez vous faire votre propre opinion.

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