Cinéma, Culture

[Cinéma] La Petite Reine

Source : gatineau.rougefm.ca

Une journée de St-Jean pluvieuse était une journée parfaite pour aller au cinéma. D’autant plus que cette année, je n’ai pas fêté fort la veille sur les Plaines d’Abraham, mais j’ai plutôt fêté modestement avec des amis au parc Pélican. Et pourquoi ne pas aller voir un film québécois en ce 24 juin? J’ai choisi La Petite Reine. Par chance que je m’étais tenue tranquille le jour d’avant, parce que dès les premières minutes du film, on comprend que notre expérience de cinéma sera intense. Très intense. 

La petite reine, film du réalisateur Alexis Durand-Brault, raconte l’histoire de la cycliste Julie Arseneau, qui s’entraîne fort et quotidiennement pour remporter la Coupe du monde. Mais l’entraînement ne suffit pas pour remporter la course… Et les tests antidopages démontrent que Julie présente des irrégularités. Et le film démontre que l’entourage de Julie, son entraîneur, ses parents, les médias, présentent eux aussi beaucoup d’irrégularités dans le traitement de toute l’affaire. 

Inspiré de l’histoire vraie de la cycliste Geneviève Jeanson, ce drame sportif m’a prise droit au coeur du début à la fin. La comédienne Laurence Leboeuf offre une performance RE-MAR-QUA-BLE dans le rôle de Julie Arseneau. On se sent étouffée comme elle dans cette prison sociale créée par son entourage. Son entraîneur, interprété par Patrice Robitaille, la manipule physiquement, verbalement, psychologiquement,  et que dire de ses parents, plus particulièrement son père, interprété par Denis Bouchard, qui vit carrément un rêve à travers elle.

La réalisation aide aussi à nous faire sentir l’emprise sous laquelle est tenue la cycliste. Je pense entre autres à cette scène de célébration sur le bord de la piscine familiale. Une scène silencieuse où la caméra suit Julie, le regard vide, circulant à travers la famille et les amis qui «poppent» le champagne. J’avais la larme à l’oeil, assise sur mon banc de cinéma.

Geneviève Jeanson elle-même a affirmé au journaliste Alain Gravel que l’intensité émotionnelle du film représente parfaitement bien ce qu’elle a vécu, elle, dans la réalité.

La Petite Reine, un film à voir. Mon conseil : prenez ça relaxe la veille, parce que vos émotions vont pédaler vite pendant 2 heures.

 

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