Lecture

[Critique] Malphas – Patrick Senécal

Qui ne connait pas Patrick Senécal, cet écrivain qu’on a connu grâce à son œuvre marquante « Sur le seuil » paru en 1999?

Si ça ne vous dit encore rien, vous vous souviendrez certainement de ses livres qui ont été refaits pour le petit écran, dont « 5150 rue des Ormes », « Les 7 jours du talion » ainsi que « Sur le seuil » mentionné plus haut.

Bien sûr, ce type de lecture ne s’adresse pas à tous. Attention aux cœurs sensibles, aux gens rapidement choqués par des propos vulgaires, par une écriture en joual ou encore toutes personnes susceptibles de faire des cauchemars dû à leur imagination trop fertile.

Pour tous les autres : Bienvenue dans l’univers de Patrick Senécal!

Je vous présenterai aujourd’hui son plus récent livre : « Malphas 1. Le cas des casiers carnassiers ».

C’est à Saint-Trailouin que se déroule l’histoire de Julien Sarkozy , le nouveau professeur du très petit Cegep Malphas, construit en 1975. Julien est un ex-écrivain frustré par les mauvaises critiques des ses anciens romans policiers, et est d’ailleurs un professeur refusé par tous les Cegep, du à un passé trouble. Il se retrouve donc dans ce bled perdu au début de l’année scolaire et se rend compte rapidement qu’il n’est pas le seul enseignant à trainer un passé qu’on préférait oublier.

Malphas a pourtant tout d’un Cegep normal. Des étudiants nonchalants et non intéressés, des murs d’une couleur malade et des profs déprimés et déprimants. Pourtant, Julien sent qu’il n’est pas arrivé dans une école ordinaire et croyez-moi, il a vu juste.

Patrick Senécal nous plonge rapidement dans un univers à couper le souffle, rempli de suspense, de meurtres inexpliqués et d’intrigues plus tordues les unes que les autres. Sachant que Malphas sera suivi de trois autres romans du même nom avec des « cas » différents (Malphas 1. Le cas des casiers carnassiers), je suis certaine que nous avons entre les mains le début d’une des séries de roman policier les plus trash jamais écrites dans la littérature québécoise.

Malheureusement, nous devrons attendre au printemps 2012 pour lire la suite.

Patrick Senécal réussi encore là où personne n’ose s’aventurer. Après la lecture de ce roman, je ne serai certainement pas la seule à confirmer qu’il est notre Stephen King québecois et qu’il continue à ouvrir la voie à d’autres écrivains qui se censurent encore trop.

Il est un des rares écrivains à nous offrir un extrait aussi long de son livre dont voici le lien :
Extrait de Malphas 1. Le cas des casiers carnassiers

Archambault : 22,97$
iBooks : 14,99$

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