Art de vivre, Histoire de filles, Santé & Sexualité

[Histoires de filles] Vivre dans le corps d’une fille mince

Âge : 21 ans

Grandeur : 5p5

Poids : 100 livres

Tour de taille : 24

Catégorie : Probablement anorexique

« Tu es tellement mince, il faudrait que tu manges plus! Manges-tu à ta faim? Manges-tu tes trois repas par jours? Est-ce que tu manges? »

J’ai l’impression que dans notre société, que tu sois grosse, normale ou mince, il va toujours y avoir quelqu’un pour critiquer ton corps. Peu importe le chiffre qu’affiche la balance, tu ne seras probablement jamais satisfaite. (En passant, ce n’est pas parce que tu es mince que tu n’es pas complexée). D’où vient l’obsession sur notre poids? Elle vient, en grande partie, de la mentalité (de merde) de notre société. Entre autres, influencée par les médias et les entreprises qui exploitent « nos faiblesses » pour faire de l’argent.

Blâmer un être humain pour l’apparence de son corps c’est juger la forme et non le contenu!

Quand ta famille te demande si tu as perdu du poids avant la fameuse question « as-tu un p’tit chum ? », il y a un problème. Il m’arrive même de me faire dire des phrases du genre : « Tu vas prendre ta pause vomi? » (Effectivement, tu m’accompagnes pour me tenir les cheveux?) « Es-tu anorexique? » (Oui, si pour toi la définition de minceur veut dire anorexique). « Tu sais, les gens autour de toi se posent beaucoup de questions concernant ton poids. » (Sérieux? Ils n’ont pas d’autres sujets de conversation)? Je vais répondre à vos questions une bonne fois pour toutes. Oui, je suis mince et non je ne suis pas anorexique. Merci, bonsoir!

Avant de faire du body shaming, PÈSE LE POIDS de tes mots!

Les commentaires blessants peuvent avoir des conséquences sur la santé d’un individu. Qui sommes-nous pour juger? On ne connait pas la réalité des autres ni par quoi ils sont passés. Qui sait, en disant de telles méchancetés, on s’adresse peut-être à une personne qui a ce poids à cause de la pauvreté, de la malnutrition, de la toxicomanie, de l’alcoolisme, de la dépression, de l’anxiété, de la violence physique, etc.

Mon conseil à ceux qui font du body shaming : Ta gueule!

Prenez un temps pour observer les conversations autour de vous. On parle sans cesse de poids, d’images, d’apparences et de normes parfaites. Allô? Les médias nous bombardent déjà assez de messages péjoratifs sur le sujet. Je sais qu’il existe une tonne d’articles sur le body shaming et que je ne suis pas la première à en parler. Je veux juste faire comprendre que quand on attaque une grande, une ronde ou une mince, la base est la même et c’est offensant. On pourrait parler d’autre chose de plus constructif! J’aimerais qu’on ouvre nos yeux pour réaliser qu’on parle trop souvent de poids. C’est complètement inutile (à part s’il s’agit de la santé) et ça fait plus de mal que de bien.

Vous voulez la recette pour un corps parfait? Aimez-vous! La diversité corporelle est immense, à chacun son corps! Aux victimes de fat bashing, thin bashing, skinny bashing, everybody bashing, vous êtes magnifiques! 

Source: aufeminin.com

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2 Commentaires

  • Répondre Ssopphie 3 janvier 2019 a 18 h 59 min

    Je comprend qu’être rabaisser soit lourd, mais comparer la grossophobie a la discrimination des mince, n’est pas l’idéal

    Est-ce toi qui a peur de te taper l’humiliation de devoir sortir du manège devant tout le monde pcq tu nentre pas?

    De ne pas être confortable dans un banc trop petit?

    De devoir changer 3x de brassard a l’hopital ?

    OUI, le linge est trop grand, mais la taille enfant ça existe

    Tu dois percer un aitre trou dans ta ceinture?
    Tant mieux, parce que rallonger une ceinture est un peu plus compliqué 😉

    Bref, ce que tu subit est innacceptable, mais tu dois avouer que vous, les minces, êtes previlegier 😉

    • Répondre Web & Mascara 4 janvier 2019 a 8 h 50 min

      Merci pour ton commentaire. En effet, tu apportes un bon point; il est clair que les personnes minces et celles de fortes tailles ne vivent pas les mêmes choses. Oui, les minces peuvent avoir certains privilèges mais il n’en demeure pas moins qu’on peut aussi vivre des trucs discrimants également. Le but de l’article n’étant pas de minimiser la grossophobie mais bien de montrer d’autres enjeux face au poids.

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