Lecture

[Lecture] J’ai lu le superbe Okanagan de Sara Lazzaroni

wouuuh

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Quand j’ai reçu par la poste mon petit colis identifié de Leméac Éditeurs, j’étais toute énervée. Je savais quel livre s’y trouvait: Okanagan, le nouveau roman de la Québécoise d’origine italienne Sara Lazzaroni. Ça tombait bien: je venais justement de décider avec mon MonLove de partir (sur un coup de tête) deux jours à son chalet en Mauricie. De la p’tite lecture sul bord du lac, yay!

Trois heures assise sur le quai…

C’est ce que ça m’a pris pour lire (pardon) DÉVORER Okanagan.

Non, mais je ne vous niaise pas, ce roman, j’aurais voulu l’écrire moi-même. Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours caressé le rêve de publier mes écrits, plus spécifiquement mes romans. Fouillez-moi, je ne trouve jamais le courage de m’y mettre. À maintenant presque 27 ans, c’est ma plus grande déception de vie.

Alors quand je croise un texte comme celui de Sara Lazzaroni
(hum hum qui a genre 22-23 ans)
(hum hum hum ceci est son TROISIÈME roman),
ça brasse les idées et les émotions.
Assise sur un quai en pleine forêt en plus.

img_20160912_163051Donc en gros, Okanagan raconte l’été de Léa, une fille en peine d’amour et en peine de vie qui décide de partir en roadtrip avec ses amis pour cueillir des cerises dans la vallée d’Okanagan. Elle qui avait décidé de partir pour fuir ses démons s’y retrouvera confrontée malgré tout.

L’histoire est écrite sous forme de petits chapitres qui font penser à un journal intime. On suit les péripéties de Léa et ses compagnons (et nouvelles rencontres) dans l’Ouest Canadien ainsi que ses réflexions et introspections sur la vie et sur sa vie. Pour vrai, j’en ai même relu quelques pages après l’avoir terminé, tellement ça me faisait moi-même réfléchir. C’est magnifiquement écrit, les mots sont minutieusement choisis et bien dosés, le rythme est fluide, le style est superbe.

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La jeune écrivaine trouve toujours les mots justes pour exprimer des dilemmes ou constatations de la vie, que beaucoup d’entre nous ont déjà eus. Un de mes passages favoris est celui-ci: “L’enfant qui invente le monde sans tenir compte des règles les plus élémentaires embrasse l’étendue de la vie la bouche grande ouverte. […] L’adulte qui restreint le champ de sa vue aux limites de la science embrasse la bouche fermée.” 

Juste WOW. Et ce n’est qu’un aperçu de la belle aventure  intellectuelle, émotionnelle, et spirituelle qui vous attend à la lecture de ce petit bijou. Franchement, j’avais hâte de le lire et je n’ai pas été déçue.

Ça me donne vraiment envie de lire les deux autres ouvrages de Sara Lazzaroni (Patchouli et Veiller la braise). Je suis quasiment déçue de ne pas l’avoir découverte avant…

Allez, c’est un bouquin parfait à lire en cette fin d’été. Vous m’en donnerez des nouvelles!

 

Okanagan
Sara Lazzaroni
Éditions Léméac
19,95$

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