Lecture

[Lecture] Journal de Marie Uguay

Je l’ai lu pendant mes pauses au travail, entre deux brassées de lavage, un peu avant de me coucher, en surveillant le repas; Journal de Marie Uguay fut une lecture de longue haleine pour moi, mais ça en a valu la peine.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Marie Uguay est une poète montréalaise A-9015-1née en 1955 et décédée au jeune âge de 26 ans, emportée par le cancer. Sa courte oeuvre (trois recueils, dont un posthume) suffit pour l’élever au rang des grands poètes québécois. Sa poésie parle de sa condition de femme, de son pays, de sa maladie, de l’amour, de la mort et de la vie. L’Outre-vie reste son recueil le plus important, débordant de volonté de vivre, de fraîcheur et de poésie exquise. Journal est un ouvrage paru en 2005 (et réédité cette année) chez les éditions Boréal, qui est en fait une sélection parmi les nombreux journaux d’écriture de Marie Uguay, sélection faite par son ami de longue date, Stéphan Kovacs.

Donc, l’ouvrage est séparé en une dizaine de chapitres représentant les différents cahiers écrits par Marie Uguay. Ainsi, chaque chapitre de ce livre nous apporte un sentiment nouveau, une énergie différente. C’est ce qui rend sa lecture si exaltante. On découvre au fil des chapitres une femme forte qui voudrait tellement vivre encore longtemps, mais qui, lucide, sent sa mort imminente. À plusieurs reprises lors de ma lecture, j’avais le moton, car je partageais sa fébrilité et son désespoir. Comme il a dû être difficile de continuer ses journées en connaissant expressément le point d’arrivée. «Petite page blanche tu es décidément ma seule planche de salut. Je n’ai d’autre ressource que toi devant la folie qui me hante» (p. 214) écrit-elle entre deux poésies.
Bref, j’ai beaucoup aimé lire Journal de Marie Uguay. En tant qu’amatrice de poésie québécoise, ça me donne envie de la connaître encore plus à travers ses poèmes. Cette femme avant-gardiste et courageuse nous livre sa sensualité et sa dualité à chaque mot. Je me reconnais dans sa plume et je suis bien certaine que je ne suis pas la seule. À lire.

Journal
Marie Uguay (présenté par Stéphan Kovacs)
Mars 2015, 336 pages
Éditions Boréal
15,95 $

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