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[Lecture] La chasse-galerie

Le 26 février prochain, dans les salles de cinéma, vous pourrez voir le film «La chasse-galerie, la légende», mettant en vedette, entre autre, Caroline Dhavernas, François Papineau et Fabien Cloutier.

On connaît tous plus ou moins cette légende.

Mais avant d’aller voir le film, pourquoi ne pas lire le livre, afin d’avoir la «vraie» version?

Parce que la chasse-galerie n’est pas seulement une légende qu’on se transmet de bouche à oreille depuis le temps des coureurs des bois. C’est aussi une histoire écrite par Honoré Beaugrand.

Bon, commençons depuis le début : qui est Honoré Beaugrand? Ce n’est pas juste le nom d’une station de métro après tout. Romancier, essayiste, journaliste, élu deux fois maire de Montréal (1885 et 1886), il est né à Lanoraie en 1848.

9782762139662-v1_200x321Il fonde plusieurs journaux dont L’Écho du Canada (1873), La République (1875) et La Patrie (1879). Tout au long de sa carrière, il publie des récits et des lettres de voyage. Il meurt à Montréal en octobre 1906.

Maintenant, la chasse-galerie. D’abord publiée dans le journal La Patrie en 1891, cette histoire est l’objet de plusieurs réimpressions et devient le titre d’un recueil de contes publié en 1900 : La chasse-galerie, Légendes canadiennes avec des illustrations originales du peintre Henri Julien.

Juste la préface d’Honoré Beaugrand nous donne le goût de fermer notre téléphone et de se plonger dans cette légende bien de chez nous.

«Le récit qui suit est basé sur une croyance populaire qui remonte à l’époque des coureurs des bois et des voyageurs du Nord-Ouest. Les “gens de chantier” ont continué la tradition, et c’est surtout dans les paroisses riveraines du Saint-Laurent que l’on connaît les légendes de la chasse-galerie. J’ai rencontré plus d’un vieux voyageur qui affirmait avoir vu voguer dans l’air des canots d’écorce remplis de «possédés» s’en allant voir leurs blondes, sous l’égide de Belzébuth. Si j’ai été forcé de me servir d’expressions plus ou moins académiques, on voudra bien se rappeler que je mets en scène des hommes au langage aussi rude que leurs difficiles métiers

En à peine 2 phrases, il capte notre attention et on a l’impression d’être dans un camp de bûcherons, l’hiver, isolé du reste du monde. Vraiment, je vous recommande ce classique, à découvrir, à redécouvrir ou à faire découvrir!

Bonne lecture!

La chasse-galerie
Édition Biblio-Fides
5,95 $ 

 

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