Culture, Lecture

[Lecture] Les clefs du Paradise de Michel Tremblay

Aujourd’hui, je fais un gros mea culpa : je n’avais jamais lu un roman de Michel Tremblay avant le mois dernier.  Je sais, je sens vos gros yeux ronds qui me regardent avec étonnement.  Peut-être par manque d’intérêt ou de temps mais je n’avais jamais ouvert les pages d’un livre d’un des grands écrivains de chez nous.

 

Source: journaldemontreal.com

Source: journaldemontreal.com

Mon baptême de Tremblay s’est fait avec son tout nouveau roman Les clefs du Paradise.  Ce roman met en scène le jeune Édouard, 17 ans, qui fait son entrée dans le monde des adultes, en se trouvant un emploi, mais plus particulièrement en découvrant le monde des « vieux garçons »  (c’est ainsi qu’on appelait les homosexuels) d’un club privé de la Main, le Paradise,  endroit où ces vieux garçons se regroupent pour vivre leur différence ensemble.  Tout cela, avec pour toile de fond un Québec des années 30 et la froideur de décembre.

Édouard est un personnage bien présent dans quelques œuvres précédentes de Tremblay – on l’a vu auparavant dans Les chroniques du Plateau Mont-Royal et dans La diaspora des Desrosiers.  Et même si je ne les ai pas lues, j’ai apprécié découvrir ce personnage singulier, plein de rebondissements, qui se prend pour la Duchesse de Langeais après avoir lu le roman d’Honoré de Balzac, qui était interdit à l’époque.  L’auteur y raconte les débuts d’Édouard, donc le lecteur lit alors une histoire à part entière, une partie de la vie d’Édouard.

Le seul hic, c’est que j’ai fini le livre et il me semble qu’il me manquait quelque chose.  J’en aurais pris plus, j’aurais aimé savoir le futur d’Édouard, qui s’est jeté dans la gueule du loup un soir froid d’hiver au Paradise.  J’aurais aimé en connaître plus sur ce qu’il allait advenir des personnages aux dualités très fortes comme Madeleine et Albertine, Tititte et Teena, mais surtout en connaître plus sur l’histoire triste qui semble habiter Josaphat-le-Violon.

Bref, la fin du livre m’a un peu laissée sur ma faim, avec toute cette ribambelle de personnages que j’ai appris à connaître peu à peu mais qui m’ont quittée trop vite.  Somme toute, ce baptême de Michel Tremblay m’a donné le goût d’en lire plus souvent.

Article Précédent Article suivant

Vous Pourriez Aussi Aimer

1 Commentaire

  • Répondre Le fond de l'affaire : découvrez l'histoire des jeux vidéo! | Web et mascara 26 décembre 2013 a 11 h 45 min

    […] jaser de podcasts geeks qu’à éplucher les résultats que donnent ‘’Feminism’’ + ‘’Michel Tremblay’’ dans les moteurs de recherche des […]

  • Laisser un commentaire