Culture, Lecture

[Lecture] Si c’est ça l’amour, de Bronwen Wallace

Dans la foulée du petit recueil de nouvelles Nous sommes bien seules, de Julie Bosman, j’ai aussi lu ces quelques nouvelles de Bronwen Wallace, traduites en français par René-Daniel Dubois, réunies sous ce simple titre : Si c’est ça l’amour.

Je me prends à apprécier de plus en plus ce format historiettes qui vous plonge dans un petit récit au moment de son point tournant, au moment décisif qui vous en dépeint l’essentiel chargé d’émotions et d’une ambiance propre à chaque conte.

En effet, il est plus facile de lire une de ces histoires d’amour (ou ne non-amour) le matin, de l’habiter complètement, du début à la fin, et de garder avec soi ce sentiment qui s’étire après avoir refermé un livre, puis d’en retrouver une toute nouvelle le soir, dans le métro, et de revivre le processus encore et encore.

Avec Si c’est ça l’amour, c’est encore mieux. Si les histoires sont souvent tristes, les personnages torturés ou pleins de cicatrices sont surtout riches et complexes, forts et imparfaits; ils nous ressemblent.

Photo : Les Allusifs

Que ce soit la voisine d’en-haut, l’amoureuse éperdue, la jeune veuve prématurée ou la maman débordée, elles nous parlent à travers la plume délicate et talentueuse de l’auteure, décédée en 1989 mais qui laisse derrière elle un petit chef d’œuvre d’écriture.

« Qu’elle décrive la sensation inoubliable laissée par le ruissellement de l’eau sur la peau lors d’une journée torride, l’angoisse d’une mère (…) ou le désespoir ravageur qui seul reste après la disparition de l’être aimé, il est impossible de ne pas être envoûté par ses personnages tant ils nous deviennent familiers en un clin d’œil. », dit la quatrième de couverture.

Et comment mieux décrire cette expérience de lecture intense et douce-amère qu’ainsi.

Si c’est ça l’amour, par Bronwen Wallace, éditions Les Allusifs. 257 pages.

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