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[Lecture] Un mode de vie sain avec Éliane Gagnon, “La Sobriété”

Crédit: Myriam Larouche-T

J’ai attendu quelque temps avant de vous partager mon expérience avant, pendant et après la lecture du livre d’Éliane Gagnon, La Sobriété. Je ne voulais pas vous en parler pendant le mois le plus populaire de l’année, février, où la période est portée à l’abstinence d’alcool. Je ne voulais pas que ce livre riche de sens soit pointé du doigt comme un guide contre la boisson et la consommation. En fait, il s’agit beaucoup plus d’un livre plein de nuances qui ne prône pas l’arrêt de la consommation d’alcool. Il ouvre plutôt une fenêtre vers un questionnement sur nos habitudes de vie.

La consommation ne se résume pas à boire de l’alcool. En fait, la consommation peut être reliée à des habitudes de vie. Vous connaissez peut-être des gens qui ont le swipe à droite ou gauche très fréquent, qui multiplient les rencontres afin de remplir un vide. Même le surentrainement, les régimes stricts, le cellulaire et les gens toxiques font partie de nos consommations au quotidien qui peuvent s’avérer nuisibles. En lisant se livre, vous démarrerez un processus vous permettant d’être plus vigilant, plus sain et surtout, de vivre le moment présent.

Éliane Gagnon, La Sobriété :

Vous connaissez peut-être Éliane Gagnon car elle est actrice et elle a démarré sa carrière dans la populaire émission Ramdam. C’est une créatrice qui touche à la scénarisation, à la réalisation et à la production. Elle a aussi fondé Soberlab, une plateforme numérique qui a pour but d’inspirer la sobriété à tous ceux qui le désirent. Son premier livre, Carnets de fuite, est paru aux Éditions Libre Expression en 2019.

Dans ce livre, Éliane nous propose quelques pistes de solution afin de démarrer un mode de vie plus sain et plus sobre. Elle fait bien attention de ne pas poser un regard sur l’abstinence, mais plutôt sur une réflexion sur les habitudes de consommation, sur les impacts et sur la modération.

Éliane Gagnon

Mon parcours vers la sobriété :

Bon on va se le dire, je vieillis. Je n’ai plus les mêmes besoins que lorsque j’avais 20 ans. Je sors beaucoup moins en ville, je reçois plutôt mes amis à manger et passe la soirée à la maison. Depuis que je suis au secondaire, j’ai toujours eu une très bonne discipline. Avec le karaté, mon parcours militaire, j’ai toujours été très active faisant passer ma santé avant tout. J’ai même fait un choix de carrière au départ axé sur les salles d’entrainement. En début vingtaine, je donnais des cours de Pilates, de cardio en groupe et je m’entrainant presque tous les jours.

Lorsque j’ai quitté le nid familial, j’ai déménagé à Québec puis à Montréal. Je me suis sortie de ma zone de confort. J’ai également ajouté une panoplie de nouvelles personnes dans ma vie. En grande majorité des garçons étant donné que je résidais aux résidences de l’ÉTS. J’ai toujours aimé fêter et célébrer, mais je me suis vite rendu compte que les gars consomment beaucoup plus en grande qualité que je ne pourrais le faire.

Entre les évènements, la perte de mon père, la dépression et j’en passe, je me suis un peu perdue de vue vers la mi-vingtaine. Je dois avouer que je n’avais plus du tout un style de vie sobre comme je l’avais toujours été.

Lors de ma fête de trente ans, j’ai décidé de me choisir et de me retrouver. J’ai donc depuis 3 ans maintenant, démarré mon cheminement vers une vie plus saine, plus équilibrée. Cela a commencé par enlever plusieurs personnes de ma vie, de garder que ceux que j’apprécie, qui me retrouve et avec qui je me sens vivre. Cette étape est d’ailleurs très difficile à faire et prend beaucoup de temps. Je me sens privilégiée de pouvoir compter sur mes amis que je considère comme ma famille. Alors, j’en profite, à tous ceux qui liront cet article, je vous adore!

Je n’avais jamais cessé vraiment de m’entrainer, mais depuis 3 ans j’ai retrouvé mon tempo et je ne peux plus me passer de ma salle d’entrainement. J’ai également commencé le Yoga chaud, une véritable source de bonheur, de zénitude. Je me focalise plus sur moi, mes ressentis et je réalise un vide immense de pensées négatives tout en me remplissant de gratitude. C’est un peu difficile à expliquer, mais le yoga m’a aidé à cheminer énormément.

Avec tout ce que j’avais déjà mis en place vers un mode de vie plus équilibré, le livre La sobriété est venu littéralement appuyer et compléter mon plan d’action.

Être sobre ne signifie pas être abstinent :

Je vous vois tous déjà être outrés en disant ; ‘’Bien voyons Myriam, tu prends pu d’alcool?’’ ‘’Tu t’amuses pu?’’ À tous ceux qui s’imaginent qu’être sobre est synonyme d’abstinence, je vous dis immédiatement de vous calmer. Bien évidemment, certaines personnes doivent être abstinentes dû à un changement de personnalité. L’alcool ne va pas à tout le monde. Personnellement, je me suis plutôt demandé combien et comment je consommais. Et encore une fois, je tiens à mentionner qu’être sobre n’est pas automatiquement pour l’alcool, mais pour toutes les sphères de notre vie.

Par exemple, cela fait deux années consécutives que je passe la période du temps des fêtes en famille en étant plus sobre. Premièrement, j’ai choisi le rôle de conductrice désignée, ce que j’adore faire. Deuxièmement, j’ai déjà la chance de festoyer quelques fois durant l’année, je peux donc profiter pleinement de mon temps des fêtes avec les gens que j’aime. Cela m’a également permis de me rendre compte que certaines personnes abusent beaucoup trop et que visiblement, je n’ai pas du tout envie de leur ressembler lorsque j’aurai leur âge.

Je suis une personne qui déborde d’énergie, je dois donc apprendre à mieux la canaliser. Je fais un peu d’anxiété depuis plusieurs années et je stresse beaucoup au quotidien. Être une ‘’Slasheur’’ et avoir 10 emplois en même temps, ça cause beaucoup de stress. Avec le yoga j’apprends à mieux canaliser mon énergie et surtout à être plus sobre dans mes réactions émotionnelles.

Derrière de livre : La Sobriété Éliane Gagnon

Être sobre signifie de faire une activité de façon modérée, avec retenu, et ce, en toute simplicité

La culture et les habitudes :

Si vous me connaissez bien, vous savez que je viens de Chicoutimi. Les gens de région ont tendance à être plus de bons vivants. Même si mes parents consommaient de l’alcool que très rarement à la maison, la culture générale de ma région est axée sur le plaisir. Et ce plaisir, est relié à la boisson. Comme si tout devait être célébré en buvant! En fait, il est là le problème. C’est de relier chaque moment à de la boisson. Même si nous ne consommons que 1 ou 2 bières, cela ne devrait pas être un automatisme.

À une certaine période de ma vie, je pouvais boire de l’alcool tous les jours. Encore là, ne croyez pas que j’ai un problème, prendre 1 bière le soir en revenant de la maison pour relaxer ne fait aucun ‘’feeling’’ et ne change pas le comportement. Cependant, relaxer le soir, en revenant du travail, peut se faire autrement qu’avec une bière. En jouant avec mes chats par exemple, en lisant un livre ou en allant courrir à l’extérieur. C’est lorsque j’ai compris la quantité par semaine, même si c’était que quelques consommations, que je me suis rendu compte que l’alcool était au rendez-vous presque tous les jours.

Je tiens à dire que ce fut très facile d’enlever la petite bière de retour à la maison. C’est plutôt simple et efficace. Je choisis mieux mes moments, je choisis mieux le vin ou le cocktail afin de vraiment me faire plaisir plutôt que de consommer pour consommer. Je vous fais part uniquement de mon expérience afin de vous aider à vous poser le même type de questionnements que j’ai fait moi-même par le passé.

Une étape à la fois :

Le livre de Éliane est un guide afin de vous aider à comprendre quelles sphères de votre vie devraient être un peu plus sobres. Par exemple, je m’entraine avec des gens qui ont un niveau de surentrainement, qui ne mange que selon le nombre de calories sans déroger d’un plan strict. Encore là, une petite touche de modération a également sa place. En fait, en lisant ce livre, on comprend mieux que la vraie sobriété est d’éviter les extrêmes. Que ceux-ci soient bénéfiques d’un certain point de vue ou néfaste d’un autre. C’est de trouver le juste équilibre qui permet de vivre le moment présent sans flafla.

Bien évidemment, je ne prône en aucun cas la consommation abusive que cela soit reliée à la nourriture, à la boisson ou aux drogues. Mais si vous croyez que vous avez un problème de consommation, sachez qu’il existe des plateformes, dont celle du SoberLab de Éliane, qui peuvent vous aider. Même si vous ne croyez pas que vous avez un problème quelconque, lire ce petit guide vous aidera à mieux percevoir votre état et ainsi faire des choix plus intelligents.

Extrait: La Sobriété Éliane Gagnon

J’ai vraiment adoré ce livre qui s’allie à merveille avec mon mode de vie et mes intérêts. Je vais le laisser trainer chez moi afin d’espérer que quelques amis puissent le lire de temps en temps. Je veux également démystifier la sobriété, ce n’est pas d’être obligatoirement abstinent, bien que vous puissiez choisir d’être abstinent, mais plutôt de trouver bon équilibre dans votre vie dans plusieurs sphères différentes. J’ai lu ce livre en 3 heures top chrono. Il est facile à lire avec des images et des listes afin de vous permettre de vous guider doucement.

Apprenez à arrêter de vouloir avoir quelque chose dans l’avenir. Laissez de côté votre cellulaire quelques heures par semaine. Respirez calmement et déconnectez votre cerveau le temps de savourer chaque instant de façon optimale.

Et si nous vivions tous dans le moment présent?

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