Art de vivre

[Mode & Vie] Dix choses que j’aurais aimé savoir avant de partir en appartement (Partie 2 de 2)


Vous l’attendiez ? YAYAYAYAY ! VOUS L’AVEZ ! 

Voici la suite de mon billet précédent ! Cinq autres choses que j’aurais aimé savoir avant de partir en appart ! 🙂

 

6) S’HABITUER AUX AFFAIRES LAIDES

Nous, les filles, on a souvent de bien grands rêves en matière de décoration. Ça serait tellement beau si… En changeant la couleur de ce mur-là… Ça serait tellement tendance de faire ça… Nous, les filles, on trippe souvent à faire rimer bon goût et déco. Sauf qu’en vivant avec des colocs, on apprend rapidement que le bon goût des autres est souvent notre pire cauchemar. Vous n’aurez peut-être pas un salon aussi apaisant que celui de Martha Stewart. Vous devrez peut-être négocier avec les goûts de vos colocs. J’ai un babillard Pinterest débordant de décors de salon épurés et de coussins texturés. J’ai dû dire adieu à ces atmosphères de rêve pour pouvoir mieux accepter le poster de tigre et la figurine d’éléphant qui trônent dans mon salon. Est-ce que je déteste le décor de mon appartement? Non, parce que si un poster de Call of Duty voisine de façon un peu étrange des affiches de Hello Kitty et de Bob Marley, c’est seulement la preuve que trois filles complètement différentes peuvent vivre sous le même toit. Certains préfèrent cependant garder les zones communes plus neutres.

Ce à quoi votre appart ne ressemblera probablement PAS.

 

7)GÉRER SON BUDGET DE « GRANDE FILLE »

En appartement depuis bientôt sept ans, Caro*aurait aimé être prévenue des dépenses et des responsabilités qu’entraîne un appartement : « Je savais que ça coûterait cher, mais j’aurais aimé avoir une idée plus exacte des coûts afin de pouvoir mieux planifier mon budget ». Comment prévoir avec le plus d’exactitude possible le coût mensuel de la vie en appartement? Il semblerait que les centres budgétaires offrent des consultations sur mesure qui pourraient être bien utiles. L’équipe de l’émission Légitime Dépense à Télé-Québec a d’ailleurs mis sur pied ce petit guide très chouette pour ceux qui s’apprêtent à partir en appart. Une chose est sûre : vous aurez probablement, un jour ou l’autre, à faire face à ce terrible dilemme : cet élégant nouveau tapis pour l’entrée ou ce joli pull en solde? Pour les intéressées, j’ai choisi le pull et j’ai vécu avec le tapis affreux un mois de plus.

8 ) REPOUSSER LA LIMITE DU DÉGUEU

-T’as laissé des cheveux sur le comptoir de la salle de bains. C’est dégueu.
-Ben non, pantoute.
-Tu te laves avec des babouches? Je t’écoeure?
-Ben non, pantoute. J’ai peur des verrues plantaires.

La tolérance au dégueu, comme le sens de l’humour, varie selon les gens. Lors de ma première expérience de colocation, mon coloc masculin avait un ami bien particulier. Un verre de plastique  à l’effigie de R2D2  habitant sur la table du salon.

Pourquoi je le laverais? Je vais m’en servir encore demain. Je vais juste le rincer. Pour te faire plaisir.

 

Un exemplaire du coloc le moins vivant que j'ai eu

 

Il est donc parfois souhaitable d’établir des règles claires à ce sujet. Si j’ai fini par m’habituer à mon troisième colocataire verre et à ses microbes, je ne crois pas que je pourrais vivre avec des moutons de poussière qui roulent sur notre tapis de salon comme à travers la steppe africaine. Et les chambres? Pour éviter les chicanes, il est parfois préférable de laisser en paix la coloc qui semble s’épanouir dans son désordre organisé. C’est ainsi que je n’ai toujours pas commenté le fait que ma colocataire héberge une vieille boîte de Timbits vide dans sa chambre depuis bientôt six mois. Si un rat s’introduit pour un petit snack nocturne de poudré aux fraises ou de glacé au miel, je me promets cependant de mettre un terme à la situation.

 

Ce que ça prendrait pour notre salle de bains

 

9)SE TRANSFORMER EN TESTEUSE 24/7

-Je me suis acheté une nouvelle huile pour les cheveux, il faut vraiment que tu l’essaies!

Une chose que j’aime vraiment de la cohabitation, c’est les tas de découvertes qu’elle entraîne. J’ai appris des tonnes de secrets de beauté grâce à ma coloc et j’ai regardé avec curiosité ce petit produit gourmand pendant longtemps avant de demander la permission de l’essayer. C’est aussi en raison de mes expériences de colocation que j’ai goûté à des spécialités culinaires des différents coins du Québec ! Qui dit colocation entre filles dit aussi deux ou trois fois plus de vêtements et de souliers. Beaucoup plus facile d’être sur son 31 pour sortir! Attention de ne pas trébucher contre la montagne d’escarpins qui traîne dans le vestibule lorsque vous rentrerez aux petites heures du matin!

 

 

10) OUVRIR LA PORTE DU FRIGO EN PLEINE NUIT

Habiter en appart, c’est ouvrir grand la porte à une multitude de possibilités plus étranges les unes que les autres. À seize ans, j’ai été tenaillée, en pleine nuit, par l’envie de manger des œufs à la coque. L’eau bouillait à peine lorsque ma mère s’est levée, en jaquette : « C’est pas des heures pour manger des œufs à la coque pantoute ! ». Je ne suis pas vraiment sujette aux fringales nocturnes, mais vivre en appartement vous permet de prendre toutes les collations que vous désirez. Lorsque j’ai habité seule, j’ai parcouru la moitié de la ville de nuit pour pouvoir manger un popsicle aux bananes sur ma galerie, en pleine canicule. Lorsque mon voisin est rentré, à demi saoul, à l’aube, il m’a dit, et je cite, que j’étais «bizarre», mais que c’était «dans mon droit». Le droit de manger n’importe quoi n’importe quand, c’est une leçon qu’a bien assimilée ma coloc Vanessa* :

-Tu ne m’as pas entendue, hier?
-Non, pourquoi?
-Je me suis levée pour boire un verre de lait toute seule dans la cuisine, debout dans le noir.

Toute seule dans la cuisine dans le noir en train de boire du lait? Un peu effrayant.

-J’aurais sûrement fait une crise cardiaque si je t’avais surprise.

Vivre en colocation? Source inévitable de rires, d’histoires, de malaises et… de crises cardiaques potentielles 😉 Il m’arrive souvent de me demander quelle sorte de vie je mènerais sans mes colocs. Je dormirais probablement plus longtemps le samedi matin. Il y aurait probablement moins de vaisselle qui s’accumule dans l’évier et j’éviterais sûrement quelques crises de nerfs puisque je n’aurais pas à me faire imposer les émissions de poursuites policières à Canal D. Mais qui donc m’empêcherait de me nourrir exclusivement de céréales?  De qui pourrais-je me moquer lorsque je me sens d’humeur taquine? Qui m’obligerait à sortir de l’appartement lorsque j’ai l’impression que la Terre entière est contre moi? Vivre en colocation a donc ses avantages et ses côtés plus sombres, mais il s’agit d’un petit univers rempli de créatures humaines auxquelles on s’attache très vite et qui nous quittent souvent à regret lorsqu’arrive le premier juillet ! 🙁

Nouer des amitiés... le meilleur côté de la colocation !

 

La parole est à VOUS !

 

Comment s’est passée votre première expérience en appartement ?  Avez-vous vécu de belles – ou de moins belles – histoires de colocation ?  Web et Mascara veut savoir !

 

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4 Commentaires

  • Répondre myriam 7 février 2013 a 12 h 38 min

    Moi j’ai jamais voulu vivre avec des colocs!!! Je sais pas pourquoi mais peut être que j’aurais du….quoi que maintenant je vis avec mon copain ^^ C’est pas vraiment un coloc à mon avis par contre mais bon! Vivre seule j’ai beaucoup aimé ça aussi ^^

    • Répondre Sabrina Veillette 8 février 2013 a 16 h 48 min

      Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton copain, Myriam ! C’est encore mieux qu’un coloc 😉 Continue de suivre Web et Mascara !

  • Répondre Nod 15 février 2013 a 17 h 53 min

    MUAHAHAHA ! J’ai beaucoup ris en lisant ça Sab ! tu as omis les ruptures de thon en boite et de coca !

    • Répondre Sabrina Veillette 18 février 2013 a 12 h 46 min

      HAHAHAH, tu as bien raison, Noémie ! 🙂 J’espère que tu te portes bien ! 🙂 Continue de suivre Web et Mascara ! 🙂 xoxoxox

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