Culture, Musique

[Musique] Lancement de l’album “Clandestin” de Boom Desjardins

J’ai assisté au lancement du nouvel album de Boom Desjardins, Clandestin, et de ses collaborateurs, les charmants Éric Maheu (Kaïn), Yannick Boivin (Yelo Molo) et Étienne Joly (dieu du banjo). Ça s’est passé au Studio Planet, dans l’intimité d’une salle d’enregistrement avec une quinzaine de représentants des médias et les artistes eux-mêmes, une bière à la main.

On va clairer ça tu’ suite, avant que tu me le demandes : à l’aube de ses 45 ans, les cheveux courts pis toute… Oui, Boom Desjardins est encore aussi hot.

Bon. Passons aux choses sérieuses.

Boom en train de faire des niaiseries (et de setuper Facebook live, où plus de 1800 personnes suivaient le lancement!)

Boom en train de faire des niaiseries (et de partir Facebook live, d’où plus de 1800 personnes suivaient le lancement en direct, tout de même!)

L’album Clandestin est une collection de morceaux un peu (beaucoup) country, qui se déclinent en nuances de bluegrass, de folk et de pop-rock-de-cowboy-su’un-roadtrip. Les textes sont drôles, touchants et authentiques : « un album écrit sans prétention, pour le fun, enregistré au chalet avec une gang de boys » comme le décrit Boom Desjardins.

Éric Maheu

Éric Maheu

J’aimerais pouvoir vous raconter toutes les anecdotes savoureuses qui entourent chaque morceau; comme le moment où on entend son ami « Bruno Pas d’troub’ » (renommé conformément à son utilisation intense de l’expression) lâcher un « pas d’troub’, mon loup! Pas d’troub’ » dans Embarque dans mon char, une collaboration avec Stéphanie St-Jean, gagnante de La Voix 2016… Mais on finirait pu : chaque toune a son histoire, son feeling et son lot de sourires entendus entre les 4 musiciens.

Moi, j’ai beaucoup aimé. Si ça manque parfois un peu d’originalité – mettons qu’une ou deux chansons se perdraient facilement dans le paysage musical québécois du début 2000 – les titres les plus le fun ont un son résolument nouveau et vraiment intéressant. Vous y retrouverez même une p’tite toune familière, J’ai trop bu, d’Éric Maheu, jouée maintes fois en show tant par Boom que par Kaïn.

En tout cas, je vais certainement écouter Clandestin les cheveux au vent dans ma vieille Tercel, pour suivre les conseils de Boom qui suggère de mettre ça dans l’tapis sur la route pour une expérience optimale de l’opus.

D’ailleurs, voici un extrait de mon entrevue avec le beau Boom (dit ça vite 3-4 fois, ça donne le son de ton cœur quand t’écoutes l’album)

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Maïté : Ces gars-là, tu les as connu comment?

Boom : Ça fait des années qu’on joue ensemble avec Yannick et Éric, mais c’est Yannick qui m’a présenté Étienne. On cherchait un gars pour jouer du banjo et c’est vraiment dur à trouver au Québec. Étienne est jeune, mais il est vraiment bon. Il est devenu indispensable!

Maïté : Qu’est-ce que tu penses de la relève musicale au Québec?

Boom : J’ai l’impression que la musique de région a un statut différent, qu’elle est pas aussi connue, alors qu’elle est au moins aussi bonne que tout ce qui passe à la radio. Quand je me retrouve autour d’un feu de camp avec des amis, ça joue des vieilles affaires d’y a 15-20 ans… Avec le foisonnement d’artistes qu’on a, c’est pas mal plus dur d’avoir son propre « phoque en Alaska », de créer des classiques qui marquent assez le monde pour se tailler une place durable dans leur cœur. Je suis chanceux parce que de mon côté j’ai souvent arrêté, mais chaque fois que je reviens avec quelque chose, le public est au rendez-vous, ça c’est le fun. Mais je pense qu’il y a beaucoup de talent au Québec et que ce qui est difficile aujourd’hui, c’est le rythme auquel défilent les artistes.

Maïté : Si on avait qu’une chose à dire de Clandestin, on dirait quoi?

Boom : Que c’est un album qui donne de l’énergie, t’écoutes ça en faisant le ménage et tu vas plus vite, t’écoutes ça en char ou en voyage pour te sentir bien, ça te met un sourire!

Boom avec le soleil dans' face

Boom (avec le soleil dans’ face, le pauvre) et moi

Notre plus belle grimace

 

 

 

 

 

 

 

En repartant, j’ai dit aurevoir à tout le monde : ça jase entre vieux chums, avec les habitués de la place, en riant. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que si je faisais de la musique (en dehors du karaoké pis de ma douche), j’aimerais que ça se fasse comme ça.

Du maudit beau monde, un maudit bel album : en vente vendredi partout où tu te dis que ça se peut qui’ vendent des disques.

Je vous invite à écouter quelques extraits ici : boomdesjardins.ca

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