Culture, Spectacles

[Opéra] Don Giovanni de Mozart à l’Opéra de Montréal

Quelle histoire classique que celle de Don Juan, ce libertin et séducteur en série; le Don Giovanni de Mozart, d’abord composé en 1787 sur le livret de Lorenzo da Ponte, est l’une des variantes les plus connues du récit tournant autour de ce personnage culte.

Dans cette mise en scène originale de David Lefkowich, Don Juan prend des airs de gangster alors que l’action nous emmène dans une Espagne du début du 20e siècle.

L’histoire, à mi-chemin entre la comédie et une violence très crue, doublée de la morale plus que douteuse du protagoniste, crée une ambiance très particulière dans laquelle, par moments, on ne sait s’il faut rire ou s’indigner…

C’est, pour ma part, la première fois que je voyais Don Juan porté sur scène.

Si j’ai beaucoup apprécié cette mise en scène plus actuelle, dans laquelle le coquin séducteur tue le Commendatore d’un coup de pistolet et où les costumes d’époque qu’on s’attendrait à retrouver sont remplacés par d’élégants vestons, des chiffons colorés et de jolies robes de soirée, je ne saurais que dire de l’incroyable distribution qui livre une performance magistrale.

Crédit : Yves Renaud ! operademontreal.com

Crédit : Yves Renaud  

Crédit : Yves Renaud ! operademontreal.com

Crédit : Yves Renaud 

 

 

 

 

 

 

Non seulement ils sont tous magnifiques, mais tous les personnages principaux sont aussi canadiens, ce qui ne gâche rien. Gordon Bintner (Don Giovanni) et Daniel Okulitch (Leporello), deux barytons basse à la voix caverneuse, forte et profonde, répondent aux soprani Emily Dorn (Donna Anna) et Layla Claire (Donna Elvira) et au ténor Jean-Michel Richer (Don Ottavio, mon coup de cœur personnel) dans une course poursuite dont la mort et l’amour sont les seules issues.

La légèreté de l’histoire (sous réserve de moments très sombres), contrairement aux longues scènes très dramatiques auxquelles m’a habituée l’opéra classique, était très agréable et a, de beaucoup, participé à rendre cette expérience particulièrement positive.

Crédit : Yves Renaud ! operademontreal.com

Crédit : Yves Renaud 

Les écoles qui assistaient à la représentation ont aussi semblé répondre plus favorablement à cette formule qui laisse une place à la comédie, ce qui laisse penser que le spectacle est plus accessible pour les novices qui désireraient s’initier à cette forme d’art avec un peu d’humour.

Un opéra amusant, divertissant et bouleversant, qui porte à réfléchir sur les relations hommes/femmes, la force ou le caractère volatile de l’amour et notre tolérance, en tant que société, aux écarts de morale qui remettent en question nos valeurs profondes.

À voir jusqu’au 19 novembre à l’Opéra de Montréal, Place des Arts.

Pour les billets, c’est ici!

Je vous laisse sur un petit extrait… Parce que tsé… C’est bon.

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