Culture, Spectacles, Théâtre

[Spectacles] Comment je suis devenu musulman

Samedi soir dernier, je me suis rendue au théâaaatre. Avoue que tu entends le mot dit par quelqu’un qui ne se prend pas pour un 7up, hein?? Bien, je suis allée me pavaner à VALSPEC pour y écouter l’œuvre de Simon Boudreault : Comment je suis devenu musulman pis j’en ai long à dire. 

Pour débuter, je te mets en contexte, cher lecteur. Je connais Simon Boudreault depuis une dizaine d’années. Dans la mi-vingtaine, j’étais une fan d’improvisation. Tous les dimanches soirs, j’allais voir sa troupe s’amuser au Petit Medley à Montréal. Donc, je connais le genre d’humour qu’il est capable de faire. En fait, je croyais connaître, son style, car cette fois-ci, je me suis littéralement trompée. 

J’avais hâte de voir ce spectacle, car j’avais entendu l’auteur en parler à la soirée d’ouverture de saison de VALSPEC. La curiosité m’a alors piquée. 

Quel message allait-il essayer de passer? Comment allait-il mélanger humour et différence culturelle sans choquer personne? 

C’est un défi de taille que Simon a réussi haut la main. 

Il y a 5 ans, Simon débutait cette grande aventure d’écriture, inspiré par sa propre réalité, un mariage forcé. 

Dans cette histoire qui rallie religion, éthique, drame et humour, on y réfléchit… beaucoup. 

Suis-je croyant? Quelles sont mes valeurs fondamentales? Comment réagir face aux croyances des autres? Comment les respecter tout en se respectant soi-même? La mort, comment la confronter? 

Comme l’auteur nous dit :

C’est une comédie, je crois que ma vie est moins drôle. Ma pièce se veut une main tendue dans toutes les directions. En partant d’une petite histoire de famille. Une histoire de vie. La mienne. Peut-être. 

Simon Boudreault

L’humain est pris avec ce qu’il est, ses doutes, ses certitudes fragiles, son besoin d’avoir une prise sur quelque chose, son envie de ne pas être seul. 

Simon Boudreault

Cette soirée a suscité beaucoup de questionnements. J’y ai pensé longtemps. C’est le genre d’œuvre qui reste imprégnée comme une main dans du ciment. Un mal extrêmement nécessaire. Un exercice douloureux, mais si révélateur à la fois. Voir cette pièce est d’après moi un pas vers l’ouverture de soi et des autres. 

Passer du rire aux larmes en 1h50 sans entracte et sans temps mort, c’est génial. J’en suis ressortie bouleversée. J’avais hâte de me déposer. Heureusement que je n’avais pas une heure de voiture à faire avant de me rendre chez nous! 

Une œuvre à voir certainement, tu l’auras bien compris! 

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