Culture, Spectacles

[Spectacles] MADAMA BUTTERFLY À L’OPÉRA DE MONTRÉAL

Jeudi passé, j’ai eu l’honneur et la chance d’assister à la répétition générale de la représentation de Madama Butterfly à l’Opéra de Montréal. Ayant vu une partie de mon équipe chez Brad travailler fort sur toute la publicité des pièces présentées pour la programmation 2015-2016, c’est doublement fière que j’ai amené ma soeur voir son premier Opéra dans la magnifique salle Wilfrid Pelletier à la Place des Arts.

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Crédit : Opéra de Montréal

Dans un décor aux couleurs du Japon, le rouge et le rose ont habillés la scène pour les 3 actes de cette tragédie de Puccini, mise en scène par le metteur en scène québécois François Racine.

Madama Butterfly

Crédit : Sophie Leduc

Dés les premières notes, nous nous sommes sentis emportés par la musique et les voix des interprètes qui ouvrent le bal de l’acte I. Cio-Cio San, alias Madama Butterfly, venait de se faire demander sa main par Pinkerton, lieutenant de la marine américaine, qui avait acheté une maison à Nagasaki, lieu où toute la pièce va finalement se dérouler. Cio-Cio San renonce même à sa religion pour celle de son bien-aimé, et par le fait même se fait renier par son oncle.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

L’acte II se déroule entièrement en l’absence de Pinkerton. Trois ans se sont écoulés depuis le départ de son mari et Madama Butterfly l’attend depuis, désespérément. Dans cet acte, nous apprenons en même temps qu’ils ont eu un fils ensemble, Ému, mais également que Pinkerton ne reviendra pas, grâce à Sharpless, le consul des États-Unis qui a accompagné Pinkerton à Nagasaki la première fois, qui revient pour lui lire une lettre que Pinkerton lui aurait adressé pour mettre fin à la relation. C’est une Madama Butterfly éperduement amoureuse qui ne veut rien entendre qui chante sa peine tout au long de ce tragique acte, durant lequel on tente pourtant de la remarier. En vain. Elle garde espoir que son mari reviendra. Son entourage ne trouve même plus le courage de la contredire. Sa servante Suzuki lui prête son soutient jusqu’à la fin.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Ce n’est que dans l’acte III que Madama Butterfly va ouvrir les yeux et comprendre que son amour n’est pas réciproque et que l’homme qu’elle aime est remarié. Sa détresse ne laisse évidemment personne indifférent, pas même Pinkerton qui revient finalement. Hélas, pas pour elle, mais bien pour reprendre la garde de son fils qu’il va élever avec sa nouvelle femme…

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Madama Butterfly est une tragédie évidente qui ne nous laisse pas indifférent. Pour ma part, je trouve qu’il s’agit là d’un drame bien lourd mais tellement émouvant. Les différents artistes rendent définitivement justice à l’œuvre de Puccini et je conseille sincèrement à quiconque s’intéresse à l’Opéra, ou voudrait s’y initier, à aller voir ce classique. J’appréhendais les 2h35 annoncées pour le déroulement de la pièce, mais je n’ai ressenti à aucun moment de l’impatience. Les 3 actes sont bien ficelés. La beauté des costumes et du décor, le talent des différents artistes, et la qualité de la mise en scène font de ce Madama Butterfly une réussite.

Dates :

  • 22 Septembre 2015
  • 24 Septembre 2015
  • 26 Septembre 2015
  • 28 Septembre 2015

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2 Commentaires

  • Répondre [Opéra] La bohème sous les étoiles | Web et Mascara 29 mai 2017 a 11 h 47 min

    […] Montréal. Ce n’était toutefois pas mon premier Puccini puisque j’avais eu la chance de voir Madama Butterfly. Ce que je peux assurer c’est que j’avais des a priori. Je me demandais bien comment […]

  • Répondre [Événement] Tosca, à l'Opéra | Web et Mascara 16 septembre 2017 a 17 h 45 min

    […] tensions politiques. Il met en vedette la soprano américaine Melody Moore (qu’on avait vue dans Madama Butterfly en 2015)  qui incarne ici Floria Tosca. Moore représente aujourd’hui l’une des meilleures […]

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