Culture, Spectacles

[Spectacles] Tina-Ève – Dompter la bête

Source : tina-eve.net

Vendredi soir dernier, ma sœur et moi avons fait la belle découverte de la jeune auteure-compositrice-interprète québécoise : Tina-Ève, dans le cadre des Weeks-Ends de la chanson Québecor.

C’était un moment fort privilégié puisque c’était sa toute première sur scène pour présenter son dernier album, Dompter la bête, sorti en avril 2015.

Pour couronner le tout, nous nous trouvions dans la plus petite salle de la Place des Arts, celle de Claude-Léveillée, comptant 128 fauteuils seulement. Nous avons donc eu la chance d’assister à 1h30 de concert très intime.

Avec ses trois fabuleux musiciens, Gilles Brisebois à la basse, Yves Desrosiers à la guitare et Ange Curcio à la batterie, la belle Tina-Ève nous a présenté ses nouveaux titres et certaines reprises avec de petites anecdotes personnelles, touchantes et universelles; le tout, pimenté d’un public réceptif et de la présence de sa poupée qui n’a pas de nom, qu’elle tente d’apprivoiser et qui l’accompagnera tout le long de sa tournée, un peu à l’image de la bête en elle qu’elle cherche à dompter.

Comme elle l’a si joliment dit, son album tente de toucher le plus du monde possible et, avec beaucoup de poésie, n’a pas hésité à aborder une écriture provocante, franche et poignante sous la réalisation du talentueux Gilles Brisebois.

J’ai été agréablement surprise du mélange de puissance et de douceur ainsi que de la maîtrise de la voix de Tina-Ève, qui ne manque pas d’émouvoir. J’ai trouvé chaque titre parfaitement juste : la voix, le texte, la musique… Ce quatuor et le choix des titres ont selon moi fait de ce spectacle un moment très riche en émotions et c’en était même palpable. Pas de pause, pas d’entracte – on était pris en grippe face au travail artistique et humain des 4 artistes qui se produisaient devant nous.

Assises au tout premier rang, nous avons littéralement bu les paroles de la chanteuse, de la première note au tout dernier remerciement. L’heure et demi a passé comme si 3 minutes venaient de s’écouler. Scotchée sur mon siège, je ne pouvais détourner mon attention du tourbillon d’émotions dans lequel le groupe venait de nous aspirer.

Ses chansons content des émotions douloureuses comme dans, entre autres, Conne comme une princesse, Meeting, Le vent mauvais ou bien encore Dans l’St-Laurent de tes faiblesses, que nous sommes capables de déceler et le nom de l’album, Dompter la bête, prend tout son sens. Chaque titre semble être l’exercice de dompter cette bête que nous avons tous en nous; cette petite énergie négative qui se traduit de façon différente pour chacun qui tente parfois de nous faire perdre pied. Si le travail de l’artiste sur cet album lui a permis de dompter un peu la sienne, j’ai, pour ma part, de ma fenêtre de spectatrice, eu l’impression de voir la bête sortir au grand jour.

Puisque je n’avais jamais entendu parler de l’artiste auparavant, son pari de toucher et d’émouvoir est selon moi relevé.

Source : tina-eve.net

Source : tina-eve.net

Certaines écritures rentrent en nous sans permission et font ressortir des émotions que nous avons l’impression de ne pas contrôler. Celle de Tina-Ève est définitivement une de celles-ci, elle prend aux tripes. À certains moments, j’aurais aimé que la chanson stoppe net. D’autres fois, qu’elle ne s’arrête jamais et qu’elle continue de raconter son histoire.

Tina-Ève : une très belle découverte et une artiste de talent sans aucun doute.

L’artiste poursuit sa mini-tournée au Québec :

Plus de détails ici!

Pour la suivre : Son site, Sa page Facebook.

 

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1 Commentaire

  • Répondre Retour sur la première de Tina-Eve - Local9 16 mars 2016 a 11 h 21 min

    […] (…) nous avons littéralement bu les paroles de la chanteuse, de la première note au tout dernier remerciement. L’heure et demi a passé comme si 3 minutes venaient de s’écouler. Scotchée sur mon siège, je ne pouvais détourner mon attention du tourbillon d’émotions dans lequel le groupe venait de nous aspirer. – Sophie Leduc, Web & Mascara […]

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