Culture, Télé

[Télé] 28e Gala Artis, bien réussi mais sans surprise

C’est hier soir qu’a eu lieu le 28e Gala Artis sur les ondes de TVA, animé par Mario Tessier.

Au terme de trois longues heures de gala, c’est sans grande surprise que nous avons connu les choix du public pour élire leurs préférés et préférées du petit écran québécois. Malheureusement, c’est souvent écrit dans le ciel qui va gagner.  Un peu dommage pour les gens dans les mêmes catégories que Gino Chouinard ou Pierre Bruneau par exemple.

Guylaine Tremblay et Claude Legault sacrés personnalité de l'année. Source: Huffington Post, Marc Young

On a débuté la soirée avec un générique d’ouverture qui englobait bien ce que la télévision québécoise a vu cette année.  J’ai adoré voir Bute et Pascal ensemble, bon clin d’oeil pour leur combat qui s’en vient.  Et que dire de Claude Poirier, monsieur 10-4, qui parie sa fameuse passe de TVA au poker avec Éric Salvail et Guy Jodoin.

Mario Tessier, à la suite d’un bon numéro de danse, a livré un numéro d’ouverture drôle, mais pas crampant, avec de bons punchs mais pas trop chiens.  Sa blague sur 19-2, comme quoi que Chartier et Berroff vivent tellement de malheurs dans leur vie qu’ils pourraient participer à La Voix, ça m’a fait rire, parce que c’est tellement vrai.  Et en effet, Mario ne pouvait passer sous silence le fameux : « Si tu viens pas dans mon équipe, je me tue! » de Jean-Pierre Ferland à La Voix.

Jean-Philippe Dion et Anouk Meunier, les animateurs du tapis rouge. Source: Journal Métro

Il y a un truc par contre avec les galas qui me tape royalement sur les nerfs et hier n’a pas été l’exception à la règle : les maudites publicités! Ça enlève le rythme, un peu comme un entracte dans un show de musique.  Et que dire du placement publicitaire. Je ne peux passer sous silence le mauvais concept de la commandite de BMR : Guy Nadon, incapable d’ouvrir l’enveloppe, se dirige en arrière-scène.  On nous présente une publicité de BMR pendant qu’on voit Guy essayer d’ouvrir l’enveloppe avec des outils.  J’étais mal à l’aise pour lui.  Et on damne le pion avec la présentation de deux prix avec Antoine Bertrand et sa blonde qui font du placement de produits pas subtils – tsé, trop c’est comme pas assez, ça s’étirait pour rien.

Charles Lafortune et Sophie Prégent. Source: Hollywood PQ

Le gala a débuté avec les premiers présentateurs Brandon Prust et Marie-Pier Morin.  Ça n’en prend pas beaucoup pour émoustiller le public, Brandon dit trois mots en français et on capote.  Ou c’est peut-être la combinaison qu’il a belle gueule, qu’il joue pour le Canadien de Montréal et qu’il baragouine du français… ouin, c’est peut-être ça finalement!

 

Je vous fais donc une petite revue de mes meilleurs et moins bons coups de la soirée.

Présentation d’une catégorie réussie : Animateur/animatrice de magazines culturels ou de talk-show, où nous avons repris le concept de l’excellente émission Et si?, en prenant par exemple : « Et si Jean-François Mercier animait Tout le monde en parle? » Bravo à Guy A. Lepage pour son trophée et qui a eu la présence d’esprit d’amener Dany Turcotte sur scène pour ses remerciements.

Présentation d’une catégorie moins réussie : Dans un gala, il est aussi très difficile de rendre les présentations des catégories intéressantes.  On a deux options, soit on y va droit au but ou on fait un petit concept qui ne marche pas toujours.  Certaines idées étaient bonnes, comme la présentation d’animateur/animatrice émission jeunesse, avec une jeune actrice et la folie de François Bellefeuille… mais ça c’est trop étiré et c’est devenu moins drôle.

Mes robes coup de cœur : Véronique Cloutier, Sophie Prégent et Anouk Meunier.  Trois belles femmes qui savent se mettre en valeur.

Véronique Cloutier. Source: QMI

Pour voir les photos du tapis rouge, cliquez ici.

Mes déceptions: Julie LeBreton, que j’aurais aimé voir gagner pour Mauvais Karma, elle était hilarante et hystérique dans ce rôle! Si vous n’avez pas vu cette série, à voir, c’est un must. C’est Anne Dorval qui s’est méritée le trophée pour la catégorie rôle féminin dans une comédie. Et à Paul Doucet qui a vu le trophée aller à Guy Nadon pour rôle masculin dans un téléroman.  Son personnage marquant de l’aumônier dans Unité 9 valait vraiment une statuette.

Deux grands malaises :  Le discours de remerciement de Guy Jodoin, artiste que j’adore, qui s’est étiré inutilement et sa petite remarque sur la loi 101, hum, ça menait où ça? Et la présence dérangeante du maudit placement publicitaire.

Le râté de la soirée : Le simili hommage à Richard Garneau.  En fait, je dirais plutôt, le « pas » hommage de la soirée.  Un homme de cet envergure, qui a marqué à jamais notre paysage télévisuel se devait d’avoir un hommage en bonne et due forme. Vraiment déçue.

Le mystère du gala : Alors, Claude Legault est-il avec Émilie Bibeau ou pas?  Il affirme qu’ils sont seulement amis, mais avouez que ça ferait un beau couple!

Claude Legault et son amie Émilie Bibeau. Source: Hollywood PQ

La meilleure prestation : Grégory Charles, mais quel show man! Je ne comprends toujours pas comment ses musiciens et lui connaissent autant de chansons, ça m’impressionne. Son numéro a réveillé un peu la foule et merci Julie Snyder, qui était la première debout pour faire son YMCA. Le genre de fille que tu t’assures d’avoir à un party.

Les remerciements les plus sentis : Charles Lafortune qui termine en nous parlant de son garçon autiste, Guylaine Tremblay qui est toujours très émotive et Gino Chouinard qui est d’une sincérité touchante.

D’ailleurs, je termine avec la citation de la soirée par Gino Chouinard, qui résume bien comment je me sentais hier lorsqu’on présentait les gagnants : « Désolé de vous faire vivre le jour de la marmotte! »

Pour voir la liste complète des gagnants, cliquez ici.

Article Précédent Article suivant

Vous Pourriez Aussi Aimer

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire