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[Théâtre] 70 ans après, le TNM se rappelle Anne Frank

Le 27 janvier dernier, on soulignait les 70 ans de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, événement marquant de la Seconde Guerre mondiale. 

Le Théâtre du Nouveau Monde a aussi tenu à souligner, à sa façon, cette libération, en présentant la pièce de théâtre Le Journal d’Anne Frank sur ses planches.

Adaptée au théâtre par Eric-Emmanuel Schmitt et mise en scène de Lorraine Pintal, l’histoire d’Anne Frank nous replonge dans la réalité de deux familles ayant vécu en captivité pendant deux ans dans l’Annexe, un appartement secret et caché d’Amsterdam. 

La pièce débute à la fin de la Guerre. Le père d’Anne, Otto Frank, se rend chaque jour à la gare de train avec l’espoir d’y retrouver ses deux filles, les dernières survivantes possibles de la famille. Hélas, Anne Fank et sa soeur ne sortiront jamais du train, toutes deux finalement décédées au camp de concentration Bergen-Belsen. Otto Frank est dévasté. Sa secrétaire lui remet alors le journal de sa fille Anne, qu’il ouvre à reculons et qu’il commence tranquillement à lire.

C’est alors qu’on se replonge dans le passé, au début de la Guerre. On rencontre la famille Frank et la famille Van Pels. Malgré le fait que l’heure soit aux moments tragiques, les familles ont le sourire. Malgré le fait qu’elles soient confinées à rester cachées, à manger toujours la même chose et à avoir des actions limitées, elles arrivent à avoir du plaisir et à faire des blagues.

C’est ce qui m’a frappée de cette pièce qui traite des atrocités de la Guerre : l’ambiance n’est pas morbide et on rit même à quelques reprises. Pourquoi? Je pense que c’est parce que l’histoire nous est racontée à travers les mots d’Anne Frank, une adolescente de 13 ans que son père qualifiait comme étant le clown de la famille. Une jeune fille qui, comme toutes les autres adolescentes, se révolte, se questionne et vit ses premiers amours. La différence, c’est qu’Anne Frank, elle a vécu sa crise en pleine guerre. 

La fin de cette pièce de deux heures ne manque pas de nous bouleverser par contre. La capture des familles Frank et Van Pels, accompagnée de projections d’images de guerre et de la musique de Jorane, vient nous rappeler que, même s’ils parvenaient à trouver un peu de bonheur quelques jours auparavant, les membres de ces deux familles ont tôt ou tard été emportés par les horreurs de la Guerre.

Mention spéciale à Mylène St-Sauveur dans le rôle d’Anne Frank, à Paul Doucet dans le rôle du père d’Anne Frank et à Marie-Hélène Thibault dans le rôle d’Augusta Van Pels. Tous les trois se démarquent selon moi dans cette pièce, malgré le fait que l’ensemble de la distribution soit juste, nous faisant ainsi revivre avec vérité les grands moments de ce journal qu’est celui d’Anne Frank.

Au TNM jusqu’au 14 février

Source : tnm.qc.ca

Source : tnm.qc.ca

 

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