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[Théâtre] Du Roméo et Juliette de mon adolescence à celui du TNM

Mon souvenir le plus marquant de l’histoire de Roméo et Juliette est sans contredit la version cinématographique de 1996 réalisée par Baz Luhrmann, mettant en vedette Claire Danes et nul autre que Leonardo DiCaprio.

Source : joblo.com

Source : joblo.com

Oh. Leo, Leo, Leo. Quand j’avais 11 ans, je le trouvais si beau. J’avais l’affiche du film dans ma chambre en format géant. C’est pas mêlant, ça prenait quasiment un mur complet.

J’ai regardé ce long-métrage des dizaines de fois sur ma TV cathodique. Je l’avais enregistré sur une cassette BETA. Merci à mon père qui avait patenté un système d’enregistrement qui me permettait, à l’époque, de garder une copie de mes films préférés (Les petits géants avec Devon Sawa, L’homme de la maison avec Jonathan Taylor Thomas, et, bien sûr, Roméo et Juliette avec le beau Leo, pour ne nommer que ceux-là).

J’étais émue toujours aux mêmes places. J’adorais la scène de l’aquarium, je connaissais la scène du balcon par coeur et je versais une, deux, trois larmes à la toute fin, et même pendant le générique.

À ce moment de ma vie, je rêvais sans doute en secret de trouver mon Roméo, celui qui me ferait tomber en amour avec l’amour et qui m’abreuverait de ses grandes paroles toutes en poème.

Vingt ans plus tard, assise dans mon siège au TNM, j’avais hâte de voir la version de Serge Denoncourt, espérant me replonger dans cette émotion ressentie à l’adolescence,  quand j’étais assise devant l’écran de ma TV cathodique à contempler le beau Leo.

Ce n’est pas arrivé. Je ne suis pas ressortie du théâtre troublée. Peut-être (et sûrement) parce que j’ai vieilli et qu’un gars qui parle en poème, ça ne me fait plus le même effet. Je crois aussi que le cabotinage de certains passages de la pièce ont dû casser ma propension à devenir émue. Cela dit, certaines scènes m’ont bien fait rire, particulièrement celles avec la nourrice, interprétée par Debbie Lynch-White.

Dans ma tête à moi, une pièce dans laquelle une jeune fille et un jeune homme issus de deux familles en guerre s’aiment jusqu’à en mourir, ce n’est pas vraiment comique. Ça doit être la faute à Baz Luhrmann si j’ai cette conception de l’histoire, car apparemment que Shakespeare, lui, quand il a écrit Roméo et Juliette, il s’enlignait pour une comédie. C’est ce qu’a expliqué le metteur en scène. Et je le crois. Serge Denoncourt connaît bien plus le théâtre que moi.

Vous comprendrez donc que j’ai parfois été décontenancée par certains choix de cette nouvelle version de la pièce, malgré que la deuxième partie soit davantage venue me chercher que la première. Cela dit, j’ai apprécié la performance de Philippe Thibault-Denis dans le rôle de Roméo, j’ai aussi su apprivoiser Marianne Fortier dans le rôle de Juliette et j’ai carrément été éblouie par la performance de Benoît McGinnis dans le rôle de Mercutio. Tellement qu’il m’a fait un peu oublier que je m’ennuyais de Leonardo DiCaprio.

Source : tnm.qc.ca

Source : tnm.qc.ca

Concernant la scénographie de Guillaume Lord, j’ai trouvé que l’ensemble était assez sobre. C’est plutôt l’éclairage qui a capté mon attention, particulièrement les scènes au petit matin où le soleil entre dans la chambre de Juliette.

Me relisant, je réalise que je vous parle d’une pièce de théâtre sans vous avoir écrit un synopsis clair de l’histoire de Roméo et Juliette, considérant, peut-être à tort, que vous la connaissez tous déjà et qu’on vous l’a racontée, vous aussi, en 1996, ou avant.

Peu importe, c’est le genre d’histoire qu’on aime se faire raconter encore et encore, même si ça vient modifier nos rêves d’adolescence.

Donc, si vous avez envie que Serge Denoncourt vous raconte sa version à lui de Roméo et Juliette, dirigez vous au TNM d’ici le 18 août!

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