Culture, Voyage

[Voyages] La Suisse m’en veut, mais je l’aime d’amour (partie 1)

On a quitté Montpellier pour aller rejoindre Ariane à Genève, en Suisse. Elle devait nous attendre à la gare, à la sortie, entre un petit café et un dépanneur. “Impossible à manquer” disait-elle. Toute notre traversée s’est déroulée comme prévue, notre train est arrivé à l’heure et nous sommes descendues, avons vu le petit café et le dépanneur et nous sommes installées entre les deux, en pensant qu’Ari était un peu en retard. Au bout de trente minutes, on commence à se demander si elle n’a pas eu un empêchement. Au bout d’une heure, on se dit qu’on va se rendre à l’auberge et lui envoyer un message de là pour savoir ce qui se passe. En sortant de la gare, on tourne à gauche et Lauriane remarque une autre entrée… on s’y dirige et on y voit… un petit café et un dépanneur. Entre les deux? Une Ariane en panique qui se demande vraiment où on se trouve et ce qui a pu nous arriver. Elle nous dit que nous aurions dû passer par les douanes, comme on arrive de France. On a jamais compris comment on a fait pour entrer en Suisse, mais sachez qu’on y est plus ou moins légalement. Malgré tout, on continue d’avoir un bon karma. Quelles étaient les chances qu’on tourne à gauche et qu’on trouve Ariane dans la gare même si on était pas passées par le bon endroit?

Notre auberge est située dans le quartier des paquis.
note historique: le quartier des paquis ne tire pas son nom de Pakistan ou Pakistanais. En fait, un paquis est un pâturage pour les bêtes. Avant que Genève ne se développe, le quartier était composé de pâturages, d’où le nom qu’on lui connaît aujourd’hui.
Je disais donc que nous vivions dans le quartier des paquis, dans lequel évoluait aussi tout le commerce de la drogue et de la prostitution. Charmant. Nous étions tout de même bien situées, à quelques minutes de marche du lac Léman, nous pouvions facilement apercevoir le fameux jet d’eau de Genève.

jet d'eau
note historique: Le jet d’eau de Genève n’est plus le plus haut jet d’eau du monde puisque certains pays ont commencé une compétion pour dépasser celui-ci. Genève n’a toutefois pas pris part à cette compétition puisqu’il serait impossible de faire un plus haut jet d’eau sans incommoder les infrastructures de la ville. Il existe des gardiens du jet d’eau qui sont des hommes retraités s’assurant que le jet d’eau ne reste pas en fonction si les conditions sont mauvaises.

Qu’est-ce qu’il faut faire à Genève?

Genève est une grande ville où il fait bon de se promener dans les multiples parcs et jardins. Il y aussi de nombreux musées à voir. Le musée Tavel est un bon endroit où aller dans vos premiers jours à Genève pour connaître un peu l’histoire de la ville et sa géographie. Le musée que nous avons visité et a-do-ré est le musée de la Croix rouge. Il ne faut pas s’attendre à ressortir de là en souriant, c’est un musée très émouvant, mais qui présente extrêmement bien le but de cet organisme. Nous nous sommes entendues toutes les trois que c’était un must. Vraiment.

un mur interactif dans le musée

un mur interactif dans le musée

Un cadeau donné à un employé de la croix rouge par un prisonnier fait en arêtes de poisson

Un cadeau donné à un employé de la Croix rouge par un prisonnier fait en arêtes de poisson

Il y a aussi des marchés d’antiquités, de légumes et aux puces tous les jours à la place de Plainpalais. Ce sont des marchés vraiment intéressants où nous avons fait de très belles trouvailles. Nous pouvions y passer quelques heures le matin avant d’aller vaquer à nos autres occupations genevoises.
*Anecdote personnelle: vous vous souvenez à quel point nous avions eu de la chance de trouver Ariane à la gare le jour de notre arrivée… Le lendemain matin, comme elle restait chez son parrain et nous à l’auberge de jeunesse, nous nous étions donné rendez-vous à Plainpalais. Voici comme Ariane nous décrit notre lieu de rencontre: C’est impossible à manquer, il y a une grosse sculpture de déchets au milieu de la place.
Le problème? La scupture était temporaire et elle a été détruite le matin de notre rendez-vous. Nous nous sommes donc trouvées par hasard au même endroit au bon moment. Encore notre bon karma! *
Évidemment, on ne va pas à Genève sans faire nos touristes en allant prendre des photos devant l’ONU. Ne soyez pas gênés et profitez-en pour aller patauger dans les jets d’eau qui se trouvent juste en face de celle-ci.

ONU

ONU

Ce qui a fait le charme de Genève pour moi, ce sont les nombreuses expositions temporaires et gratuites qu’on y retrouvent. En nous baladant sur le bord du lac Léman, nous avons vu une exposition de la Croix verte sur l’environnement. L’expo était non seulement ouverte à tous, mais en se trouvant sur la place publique, il était impossible de ne pas la voir. La même chose s’est reproduite lorsque nous sommes allées nous baigner au bain des paquis. Il y avait, dans l’espace où on pouvait se baigner, une exposition sur le réchauffement climatique et les impacts de celui-ci sur la vie marine. Ils avaient même installés un faux glacier au milieu de l’espace de baignade. C’était vraiment intéressant et encore une fois, tous les gens qui fréquentent ce lieu voient l’exposition. Nous avons aussi vu une exposition très pertinente de Reporters sans frontières qui nous a beaucoup intéressées. Toutes ces expos sont temporaires, vous ne pourriez donc pas voir les mêmes que nous, mais il y en aura d’autres qui, je n’en doute pas, seront toutes aussi intéressantes. Je ne sais pas si c’est parce que c’est la ville de l’ONU, mais il règne dans Genève un climat de conscientisation et de respect qui a rendu notre séjour très agréable.

Si vous voulez passer un bon moment plus tranquille, il faut aller faire une partie d’échec sur les jeux géants du parc des Bastions. Nous y avons passé deux après-midis à nous amuser pendant que deux habitués observaient attentivement notre partie en commentant celle-ci. Il semble que ce soit un lieu qui rassemble toutes sortes de personnes dans Genève et nous y avons pris part avec grand plaisir!

Du plaisir pour moi quand je gagne aux échecs contre Ariane! (Elle a eu sa revanche...)

Du plaisir pour moi quand je gagne aux échecs contre Ariane! (Elle a eu sa revanche…)

Anecdotes

Les soupers suisses

Nous avons eu beaucoup de chance quand nous étions à Genève. Comme je l’ai mentionné plus tôt, Ariane logeait chez son parrain et son copain qui nous ont gentiment invitées à souper avec eux afin de nous rencontrer. En plus de nous recevoir comme les Suisses savent si bien le faire, ils nous ont donné une tonne de conseils sur les lieux à visiter. Patrick et Marcel nous ont véritablement gâtées. Patrick est un véritable chef et sa cuisine est tout simplement délicieuse. Marcel, quant à lui, est rempli d’énergie et sait mettre de l’ambiance et du rire dans une soirée! Ils nous ont fait découvrir le vrai gruyère et la différence avec l’emmental. Selon Marcel, en Suisse, tu ne termines jamais un verre de vin, il doit toujours être rempli avant. Ainsi nous n’avons absolument aucune idée de la quantité de vin qui a pu se consommer durant cette première soirée avec ces deux personnages attachants! Comme nous avions parlé d’essayer de manger de la fondue au fromage pendant que nous étions en Suisse (parce que c’est ce qu’il faut faire, on vous le confirme!) Patrick s’est exclamé que nous n’en aurions pas de la vraie dans un restaurant! Au même moment, Marcel s’indignait en disant que ce serait trop cher et que la vraie fondue suisse se mange en hiver à la maison. Ainsi, ils ont décidé de faire exception pour nous et d’en faire à la maison, même si nous étions dans la saison chaude. Quel délice! Patrick a fait la meilleure fondue au fromage que nous ayons jamais mangée. Il a fallu accompagner celle-ci d’un verre de Kirsch, un alcool aux cerises, qui a moins fait l’unanimité que la fondue… Mais c’est ainsi qu’il faut faire et nous avons pris part à ce repas comme de véritables Suissesses.

Le jet d’eau, quel jet d’eau?

Le jet d’eau de Genève est toujours en fonction. C’est ce que Marcel nous a dit. Enfin, presque toujours. La première fois que nous avons voulu allé prendre des photos du jet d’eau et s’en approcher, nous marchions sur le bord du lac Léman. Après un moment, nous commençons à nous demander où est le jet d’eau. Bon, peut-être qu’on est encore trop loin pour le voir… À un moment, nous n’avons plus le choix de nous rendre à l’évidence: il n’y a pas de jet d’eau cet après-midi. En allant souper chez Patrick et Marcel, nous exprimons notre désappointement. Marcel nous dit que c’est surement parce que c’est le 4 juillet, fête des États-Unis et qu’ils vont le partir en même temps que les feux d’artifices pour faire grandiose donc ils le ferment en après-midi. Bon, d’accord, on ira demain. Le lendemain matin, tout va bien, le jet est allumé. On se dit qu’on ira en après-midi. Vers 14 heures, à notre arrivée dans le jardin anglais, nous avons une vue magnifique sur… l’absence du jet! Le troisième jour, à midi, nous pique-niquons dans le jardin anglais. Jusqu’à présent tout se passe bien, le jet est présent et nous comptons aller le voir de plus près dès la fin de notre repas. Au milieu du diner, Lauriane se lève pour aller le prendre en photo. Alors qu’elle se retourne pour revenir s’asseoir, POUF! Plus de jet. L’expression “jamais deux sans trois” se concrétise devant nos yeux. Heureusement, le temps qu’on finisse de diner, il fonctionnait de nouveau et nous avons finalement réussi à le voir de près. Donc pour tous ceux qui pensent qu’on voit TOUJOURS le jet, détrompez-vous et prenez des photos dès la première fois que vous l’appercevez!
C’est la même chose pour le Mont Blanc. Il parait qu’on le voit toujours de Genève. En cinq jours là-bas, on ne l’a pas vu parce qu’il faisait toujours trop gris, trop humide, trop nuageux, etc.

Cocksuce Coccyx et bain des paquis

Nous avions choisi de passer notre dernier après-midi à Genève au bain des paquis. Le bain des paquis est une petite plage de galet aménagée dans le lac Léman où on retrouve aussi quelques infrastructures comme une tyrolienne et une tour de plongeoirs de 3, 5 et 10 mètres. Nous nous étions lancé le défi de sauter de la tour de 10 mètres, parce que tu sais ça arrive juste une fois dans ta vie de sauter du 10 mètres dans le lac Léman à Genève. Oui, ça va m’arriver juste une fois dans ma vie, mais je ne le savais pas encore…
On commence l’après-midi à patauger dans le lac, se faire bronzer à quelques mètres seulement de la route. Ce qui est assez étrange avec une plage comme celle-ci, c’est qu’elle est intégrée dans la ville, on y retrouve ainsi des touristes, des enfants, des hommes d’affaire, etc.
Finalement, on décide de se lancer. On se dirige vers les plongeoirs. On commence par s’échauffer au 3 mètres, puis on monte au 5 mètres. On fait pas mal rire le sauveteur qui a l’air de nous trouver très amusantes. Finalement on lui dit qu’on veut essayer de sauter du 10 mètres. Il a fermé le tremplin du 5 mètres pour nous laisser le faire et nous observer. Lauriane est la première à se lancer. Tout se passe bien. Elle remonte pendant que je panique pour la caméra, disant à Ariane que j’ai eu une belle vie et bla bla bla. Lau me lance alors le fameux “t’es pas game, Mel!” et c’est sur cette phrase que j’accepte de me lancer dans le vide. OH TAH. Je ne sais pas ce que j’ai fait, mais j’ai percuté le mur d’eau de toute la force de mes fesses. Depuis, j’ai vraiment, terriblement mal au coccyx et pour les deux premiers jours, il m’était simplement intolérable d’être assise. C’est drôle et tragique à la fois…
Note linguistique: pendant deux jours, les filles m’ont laissé dire le mot coccyx “coccus” parce qu’elles trouvaient vraiment hilarant que je me trompe et que ça sonne “cock-suce”. Dix points pour leur grande maturité et moins un pour mon Français.

 

 

défi #2: faire le drapeau humain dans un transport en commun. Réussi par Lauriane à Genève dans le bus!

défi #2: faire le drapeau humain dans un transport en commun. Réussi par Lauriane à Genève dans le bus!

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2 Commentaires

  • Répondre Roxane 24 juillet 2013 a 13 h 02 min

    Bonjour les filles, j’étais moi même en mode touriste au Québec il y a déjà un an (nostalgique à fond !) maintenant que vous êtes “chez moi” vous devez absolument manger à une de nos spécialités qui sont les escargots !
    Très sympas en tout cas de vous lire et de voir vos critiques sur nous les Français 😉
    Bonne continuation !

  • Répondre [Voyages] La Suisse m'en veut, mais je l'aime d'amour (partie 2) | Web et mascara 30 juillet 2013 a 11 h 46 min

    […] avoir passé quelques jours à Genève, nous nous dirigeons vers Renens, une petite ville près de Lausanne et de Montreux que nous […]

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