Culture, Voyage

[Voyages] La Suisse m’en veut, mais je l’aime d’amour (partie 2)

Après avoir passé quelques jours à Genève, nous nous dirigeons vers Renens, une petite ville près de Lausanne et de Montreux que nous comptons visiter, où ma cousine habite présentement!

 

Nous arrivons chez Maryse et je suis vraiment heureuse, après trois semaines de voyage de retrouver de la famille et bien contente de découvrir sa vie en Suisse, puisqu’elle y est depuis novembre passé. Elle a fait le bonheur de trois Québécoises en manque de nourriture de la maison en nous nourrissant de plats typiques de chez nous comme du spaghetti, du paté chinois et des hamburgers tout au long de notre séjour chez elle! Merci Maryse!

Je crois qu’il est impossible d’imaginer à quel point ça fait du bien d’être hébergé chez quelqu’un qu’on connaît… Tu n’es pas obligé de tout laisser dans ton packsac, tu peux prendre ta douche sans gougoune et sans avoir peur d’attraper des verrues, tu peux manger de la nouriture ailleurs qu’au resto, tu peux dormir dans un vrai lit, ça fait du bien en tas. En plus, pour moi c’était un plaisir réel de découvrir la Suisse en passant du temps avec ma cousine qui s’est exilée pour au moins un an et demi. Et comme on tombe facilement en amour avec le pays, qui sait si elle en reviendra? On aime la Suisse d’amour ou on ne l’aime pas assez.

 

Lausanne

Lausanne est une charmante ville en pente où il fait bon de se promener dans les petites rues pour découvir de charmants restaurants, des boutiques et des cafés de tous genres. On peut aller à la plage de Ouchy s’il fait beau. En plus, vous profiterez là-bas de très beaux paysages.

Ouchy

Ouchy

En après-midi, nous avons visité un musée qui nous a particulièrement émerveillées. Le musée de l’art brut est un musée d’art dans lequel tous les artistes exposés sont en fait des gens n’ayant jamais reçu de formation artistique. Plusieurs d’entre eux étaient des malades mentaux ou des gens en marge de la société. Pour chaque oeuvre, nous avons un bref historique de la vie de l’artiste pour nous aider à comprendre son oeuvre. C’était très intéressant et nous y avons fait de belles découvertes. Si l’art vous intéresse, l’art brut est une facette peu connue, mais très intéressante à découvrir!

Montreux

Nous sommes allées à Montreux dans le but de faire une randonnée dans les Alpes. Nous avons donc fait l’ascension du Pic de Naye. Pendant notre randonnée, nous avons traversé une zone où les vaches broutaient en liberté. On est passées tellement près de celles-ci qu’on a craint de se faire encorner.

Vache à cornes

Vache à cornes

La vue qu’on avait lors de notre ascension, à elle seule, valait la peine. Lorsque nous étions presque au sommet, nous avons été surprise par la pluie, nous avons donc dû nous presser de redescendre, car nous avions en plus rendez-vous avec la personne qui devait nous héberger pour la nuit.

Eh oui! La vue n'est pas si mal...

Eh oui! La vue n’est pas si mal…

Nous n’avons donc malheureusement pas touché au sommet du Pic de Naye, mais nous avons mis la main sur une partie de neige encore présente, presque au sommet, en plein mois de juillet!

 

Ariane et Mélanie jouant dans la neige

Ariane et Mélanie jouant dans la neige

Bâle

Le lendemain de notre ascension du Pic de Naye, nous quittons déjà Montreux pour nous rendre à Bâle qui allait devenir notre coup de coeur en Suisse. Nous sommes arrivées à Bâle pour constater que nous avions fait notre entrée en Suisse allemande. Comment nous l’avons su? On ne comprenait plus rien. Nous venions de passer du français à l’allemand de la Suisse sans s’en douter et nous étions complètement perdues. Nous avons tout de même réussi à nous rendre à notre auberge pour découvrir qu’elle était non seulement bien située, mais aussi très esthétique, construite dans une ancienne usine de teinte de soie. Un peu cher pour notre budget limité, mais tout coûte cher à Bâle, il vaut mieux en être averti. 

Les deux choses qu’il faut absolument faire à Bâle :
Aller visiter le musée Tinguely. C’est une obligation. C’est juste le plus cool musée que j’ai jamais vu. Des oeuvres interactives qui se mettent à bouger quand tu appuies sur le bouton. Nous étions comme trois enfants émerveillées devant les oeuvres de Tinguely, nous devions absolument appuyer sur chaque bouton, pas question de manquer une seule oeuvre. Nous avons aussi eu la chance de voir l’exposition temporaire de Zelvinas Kempinas qui est un artiste à découvrir, sans aucun doute.

Lauriane impressionnée devant une oeuvre de Tinguely

Lauriane impressionnée devant une oeuvre de Tinguely

Aller dériver dans le Rhein. Nous avons découvert cette activité qui semble très commune pour les gens qui vivent à Bâle. Ils ont tous un drybag, qui est un sac étanche dans lequel tu peux mettre tes effets personnels et ils se laissent ensuite dériver dans le Rhein en se tenant sur leur sac qui flotte sur l’eau. Nous avons pris part à l’activité avec le drybag d’Ariane et ce fut une véritable partie de plaisir!

 

Des gens dérivant dans le Rhein

Des gens dérivant dans le Rhein

Anecdotes

Pourquoi est-ce que la Suisse m’en veut?

Vous l’avez lu dans mon dernier article, à Genève, je me suis blessée le coccyx. Lorsque nous sommes allées à Montreux pour faire notre randonnée, je n’étais toujours pas capable de m’asseoir normalement. J’ai tout de même fait la randonnée. Au retour, alors que nous descendions, le premier incident est arrivé. Le sentier déjà étroit a soudain décidé de rapetisser sous mon pied, ce qui fait que j’ai posé celui-ci dans un creux et qu’en tentant de me rattraper, je me suis étalée de tout mon long dans le sentier. Mon genou gauche a été touché, quelques goutes de sang et plusieurs éraflures. Je me relève, plus humiliée que blessée sous le rire de Lauriane et Ariane. Une fois notre descente terminée, nous marchons sous la pluie, dans la rue qui nous mène vers le train. Soudain, ma jambe gauche glisse sur une bouche d’égout et je me retrouve à tenter de faire le grand écart sans le vouloir. Cette fois, c’est mon genou droit qui a pris le coup, il était jaloux du gauche, lui aussi voulait des jolies lignes rouges!
Ainsi, la Suisse a tenté de me tuer par trois fois, mais je lui pardonne. Je l’aime trop.

La fois où on est arrivées en Suisse allemande

Quand nous avons mis les pieds à Bâle, nous sommes entrées dans un nouvel univers. Un univers dans lequel nos mots français ne faisaient de sens pour personne et dans lequel tout ce que nous entendions ne voulait rien dire dans notre cerveau. L’allemand, c’est aussi pire que le chinois. Une fois remises de notre surprise, on se dit que ce n’est pas grave, c’est simplement le moment de se remettre à l’anglais. Erreur. À Bâle, les gens parlent allemand et… italien! Certaines personnes ne parlaient ni français, ni anglais. Malgré tout, nous avons réussi à nous en sortir grâce à notre grand talent pour le mime, notre sourire et notre sens de l’humour. Il valait mieux en rire qu’en 3030pleurer quand quelqu’un s’adressait à nous et que tout ce que nous trouvions à faire c’était d’ouvrir la bouche d’un air ahuri…

Les bars louches de Bâle

On voulait se faire une petite préparation avant d’arriver à Munich, notre prochaine destination. On voulait préparer notre foie à la quantité de bière qu’on risquait de boire une fois en terre allemande. On a donc décidé d’essayer un bar de Bâle. Le premier soir, nous sommes allées dans un Irish pub. Le bar comme tel était très bien, en plus, le serveur comprenait l’anglais, on a donc réussi à commander! Ce qu’il y avait de louche? Le gars aux cheveux longs et plats qui est venu collé sa tête contre celle de Lauriane en lui demandant s’il pouvait boire dans sa bière. Quand elle lui a dit non, il a pris une très grande gorgée et a souri. Étrange. Il n’est pas parti, il a continué de tenter de nous parler en français malgré notre profonde indiférence. Puis, dans un moment de désespoir je suppose, il a tenté de nous impressionner : il a soulevé son t-shirt d’une main pour nous montrer son absence d’abdominaux. Je sais pas si ça marche avec les Suissesses, mais nous, on a simplement éclaté de rire… Il a fini par partir, vexé.
Le deuxième soir, nous sommes allées au Nelson qui nous semblait être un bon bar suisse allemand. Il n’y avait pratiquement que des hommes. Personne ne parlait français ou anglais. Pour commander, Ariane a donc fait de grands gestes en disant “Hoegarden” et en tentant d’indiquer que nous voulions une pinte. Il nous a sorti le plus grand verre qu’il avait (qui était certainement plus grand qu’une pinte), nous l’a montré d’un air sceptique et a eu l’air parfaitement flabergasté quand nous avons fait signe que nous en voulions trois. Le pauvre barman s’est effondré de surprise sur son bar quand nous avons recommandé la même chose quelques instants plus tard. Il faut dire que nous étions les seules à boire d’aussi grosse bières, la plupart des hommes buvant des verres ou même des cocktails… On est fières d’être Québécoises.

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1 Commentaire

  • Répondre [Voyages] L'Allemagne, amour et haine | Web et mascara 14 août 2013 a 15 h 18 min

    […] la Suisse, nous nous dirigeons en […]

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