Art de vivre

LES CHRONIQUES D’UNE «PRESQU’ADULTE» : Les papillons et le sexe.

Tsé les memes sur la session scolaire qui montrent du monde à boutte?

Salut.

Salut.

C’est moi. All the way.

Mais pas pour les mêmes raisons que la majorité des étudiants. Car moi, je ne m’investis pas beaucoup assez dans mes cours, et puis j’en ai juste deux cette session. En fait, chaque matin, j’ai l’goût de lâcher le bacc que je suis en train de terminer. Mais la raison pour laquelle je ne le fais pas est dans la phrase précédente : j’en suis presque à la fin. Il me reste 5 cours, ok, plus le stage qui va me prendre 15 heures par semaine pour une durée d’un an. Tout ça alors que je ne suis même plus certaine de croire en les idéologies reliées à mon domaine. Je ne vais pas m’éterniser sur les failles de structure et contenu du bacc, et je veux juste spécifier que je crois encore et toujours en la quête de la santé sexuelle et relationnelle.

 

Par contre, ça fait que le matin, si j’ai le choix entre plusieurs options, dont aller à mon cours, je choisis rarement celle-là. Détrompez-vous, je fais quand même le travail qui est exigé, mais sans grande conviction. Et ça me fait ****. Ça me fâche de penser que je n’accorde aucune confiance en notre système actuel, un système qui endoctrine les citoyens, et ce, à plusieurs niveaux. Et je ne sais pas si, avec mon p’tit baccalauréat en sexologie, je vais même arriver à changer UN PEU  les perceptions des gens. À quoi bon alors? 

nous.

nous.

 

Pis maudit, je suis déjà une personne qui a tendance à over-réfléchir sur trop d’aspects de la vie, et voilà que je passe 4 ans à apprendre que y a rien de plus faux que «l’amour et la sexualité sont les choses les plus naturelles qui soient». Faux faux faux. Premièrement, la sexualité, c’est un travail énorme de communication, de respect, et de créativité. Rien de moins naturel; la seule chose naturelle dans l’acte sexuel, c’est la pulsion et la procréation. Deuxièmement, l’amour, le vrai, c’est pas les papillons dans l’estomac pis le sourire étampé dans’ face à la semaine longue, c’est pas l’envie de fusionner avec l’autre, c’est pas les regards mielleux et les promesses chevaleresques.

Non. Ça, c’est la passion. Ça, c’est les hormones des premiers temps. Après que ‘ça’ là, ça soit passé, c’est que tu sais si t’es en amour ou pas. Quand l’autre te tappe sur les nerfs, qu’il te dit les vraies affaires, quand le filtre des hormones tombe, mais que tu veux encore être avec la personne : c’est ça, aimer. Ce qui veut dire que, lorsque tu rencontres quelqu’un, que tu tombes amoureux pis toute, vous avez une fenêtre de quelques semaines, voire quelques mois, avant de savoir si c’est vrai ou pas.  

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Pis là, moi là, j’ai rencontré quelqu’un. Et je badtrippe. Car je sais. Et plus je sais, plus je fais attention. Et il est là le danger : se fermer délibérément au présent par peur de ce qui pourrait suivre. Et hier soir, j’avais le mal de vivre. Je voulais fuir tout ça. Me faire mal avant que ce soit lui. Faque je suis allée dormir. Pour m’empêcher d’être spontanée dans cette décision. Et puis, ce matin, j’ai décidé de jouer la game de la vie. J’vais faire l’effort de profiter des papillons. Et d’espérer qu’il nous en reste même quand j’vais lui tapper sur les nerfs.

C’est ça, être adulte j’pense.
Bye.

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