Lecture

Deux suggestions de lecture

Bon ok, ce titre manque un peu d’originalité… Mais comparé à Document 1, c’est pas si mal! Au moins, mon titre a la qualité d’être clair et précis. Entrons maintenant dans le vif du sujet. Février a été généreux en nouveautés littéraires et je me suis attardée sur deux romans québécois qui valent franchement le détour.

T’es con, point.

Doug Harris

Stanké

T’es con, point est le premier roman de l’auteur Montréal Doug Harris, paru en premier lieu dans sa version originale anglaise en 2010 sous le nom de You comma idiot. Éric Fontaine s’est chargé de la traduction. Campé en plein cœur de NDG  sur l’île de Montréal, Lee Goodstone, revendeur de hash au physique très ordinaire (on nous le rappelle souvent), couche avec la copine de son meilleur ami, une copie de dieu grec. Cet été sera un moment charnière dans l’histoire de cette gang qui se côtoie depuis plusieurs années. À l’aube de la trentaine, finalement, les choses changent… À travers les histoires de cœur, de bagarres, de kidnapping et de remises en question, on s’attache doucement à ce Lee Goodstone, qui jusqu’à maintenant s’est laissé porter par la vie sans trop se poser de question.

Doug Harris emploie la deuxième personne du singulier tout au long du roman. Cette narration au «tu» favorise le rapprochement avec le personnage principal. Une histoire bien racontée, avec une belle dose d’action, d’humour, d’émotion, de réflexion, chacun à sa place au bon moment. J’ai dévoré d’un bout à l’autre, avare de me rendre jusqu’à la fin, mais sachant aussi que j’allais regretter de devoir me séparer de Lee et de sa bande.

À lire, point.

 

Document 1

François Blais

L’instant même

Cinquième roman de l’auteur et traducteur François Blais, Document 1 se veut un récit de voyage. Tout comme dans son roman précédant, La nuit des morts-vivants,  les narrateurs s’improvisent auteurs et s’adressent directement au lecteur, à la manière d’une conversation où l’auditeur n’aurait pas le droit de réplique. Après de nombreux périples sur Google Maps, Tess et Jude décident de partir, pour vrai, à la découverte de Bird-In-Hand, un village en Pennsylvanie. Mais pour faire un voyage de 9h47 minutes, toujours selon Google Maps, il faut de l’argent. Le duo, résident de Grand-Mère, trouvera une solution hors du commun pour financer ce voyage, publier le récit de leur voyage. Donc avant de partir, il faut apprendre à écrire !

François Blais nous donne envie de le lire ce roman, assis devant son ordinateur pour plusieurs raisons. Premièrement, pour vérifier l’emplacement de Bird-In-hand (je confirme, ça existe) mais aussi pour vérifier toutes les informations et sites internet mentionnés par les deux personnages principaux. Le style de narration nécessite quelques pages d’adaptations. On nous parle comme on raconte une anecdote à une amie dans un café, avec les détours, le coq-à-l’âne et les détails superflus. Par contre, une fois embarqué, on se laisse emporter dans cette expédition qui part de beaucoup plus loin que de la Mauricie !

 

Et vous ? Qu’est-ce que vous lisez ces temps-ci ?

 

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