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[Culture] Hommage à Marcel Dubé – Création du prix Marcel Dubé

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Crédit photo : Maïté Indacochéa

Hier soir, j’ai eu le privilège d’assister à un hommage rendu à Marcel Dubé, décédé en avril cette année. Dramaturge, poète, mais d’abord Québécois fier de sa patrie et des gens qui la peuplent, l’auteur laisse derrière lui un héritage de poésie et de révolte, l’œuvre d’un pionnier.

Ce sont les yeux mouillés et la voix tremblante que les grands artistes de chez nous se sont réunis au TNM pour rendre un dernier hommage à celui qui nous a laissé des œuvres monumentales telles qu’Un simple soldat, Zone, Les beaux dimanches, Florence et tant d’autres. Des écrans font défiler des photos de ces pièces cultes, pendant que tous écoutent les témoignages touchants de ceux qui l’ont connu. Avec Michel Tremblay (immédiatement à ma gauche, dans la foule) et le géant Gratien Gélinas, il aura été l’un des trois pères du théâtre québécois.

Sur scène se succèdent les comédiens Guy Nadon, Monique Miller, Louise Marleau et Andrée Lachapelle ainsi que Lorraine Pintal, Michel-Marc Bouchard et Émile Martel, Président de l’Académie des Lettres du Québec, qui nous annonce en primeur la création d’un prix théâtral au nom du grand dramaturge disparu : après le distingué prix Gratien Gélinas, le prix Marcel Dubé.

J’ai décidé de vous transmettre quelques extraits forts des discours des artistes, bien que tant d’éloquence dans une même soirée soit difficile à rendre – j’avais la gorge serrée et le cerveau en ébullition.

“Vous méprisez les idées, mais ce sont les idées qui font la vie” – Les Beaux Dimanches, lecture fascinante par Guy Nadon, qui y a tenu un rôle au théâtre une vingtaine d’années auparavant.

“Je donne la parole à ceux qui ne parlent pas (…) J’ai écrit une langue populaire structurée qui leur donne une voix.” – Citation de Marcel Dubé par Michel-Marc Bouchard.

En parlant de Marie Laberge, Michel Tremblay, Marcel Dubé et Jean-Claude Germain, debout sur scène devant Gratien Gélinas pour y recevoir le prix éponyme : “Enlevez un de ces auteurs et notre histoire n’a plus aucun sens.”

“La vie est une course à relais où chacun doit porter plus loin le flambeau de la dignité humaine.” – Citation de Marcel Dubé par André Lachapelle.

En citant la fin tragique de Zone, de Marcel Dubé, Monique Miller livre le dernier témoignage : “Dors, mon beau chef. Dors, je veille sur toi. Je suis restée pour te bercer. C’est moi, Ciboulette. Dors, Tarzan. Dors, Marcel.”

Dormez Mr Dubé, et merci pour tout.

Marcel Dubé

Crédit photo: Maxime Côté

 

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