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[Lecture] 21 robes : toutes les robes ont une histoire

1420189-gfC’est quoi?

En  septembre 2012, Lindsay, conseillère politique libérale, vient tout juste de perdre ses élections et son emploi par la même occasion. Étendue sur le lit, une bouteille de vin à la main, elle contemple sa penderie. À l’intérieur se trouve 21 robes, achetées pour diverses occasions, mais si peu portées.

Une robe blanche idéale pour marcher sur le bord de l’eau, une robe rouge pour un voyage en Italie qui n’a jamais eu lieu, une robe en soie au décolleté vertigineux… Pourquoi broyer du noir quand on peut sortir et faire tourner des têtes? Des occasions de faire briller les trésors cachés de sa garde-robe, Lindsay en aura plus d’une!

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Par qui?images

21 robes est le premier roman de Lindsay Jacques-Dubé. Petite fille du Bas-du-Fleuve et femme célibataire, conseillère politique au sein de l’ancien gouvernement libéral, elle dort avec son BlackBerry et est incapable de se garer en parallèle. Workaholic au chômage, elle passe ses humeurs sur un blogue et elle écrit, écrit, écrit.

C’est bon?

Non, pas vraiment. Quelques passages nous donnent espoir que le livre sera bon, mais ils sont rapidement balayés par le reste de l’œuvre qui laisse franchement à désirer.

En fait, la meilleure façon de décrire ce livre est la suivante : c’est l’autobiographie d’une personne inconnue. Est-ce que c’est intéressant? Moyennement.

On peut se reconnaître (par moments) à travers Lindsay, mais je me suis souvent demandée si le tout était vrai ou vraiment romancé. Pour se donner l’impression d’avoir une vie palpitante. Tout est plutôt prévisible.

Chaque chapitre est dédié à une robe et par moment, on cherche le lien entre la robe en question et  l’anecdote du chapitre. L’idée de tourner autour des robes est intéressante, mais très mal exploitée. C’est souvent décousu, comme si l’auteure ne s’était pas relue avant d’envoyer son texte à l’éditeur.

L’ensemble manque de structure et ça sent souvent la célibataire frustrée. Elle est tellement assumée en tant que femme (avec ses rondeurs, ses talons hauts, son amour de la nourriture et de l’alcool), elle le précise tellement qu’on se demande si elle est vraiment confiante ou si elle le répète sans cesse pour nous convaincre (et elle aussi par la même occasion).

Même si le livre est facile à lire, il reste prévisible, sans surprise, sans subtilité et sans finesse. Par exemple, chaque fois que la couleur rouge est mentionnée, on retrouve entre parenthèse «libéral». Par exemple : «Bla, bla, bla, avec mes souliers à talon haut rouge (libéral)». C’est très fatigant, surtout quand on ne partage pas les convictions politiques de l’auteure. Personnellement, je ne pouvais m’empêcher de rouler les yeux sur tout ce qui était à saveur politique, particulièrement quand elle dit que Jean Charest est son héros ou quand elle explique la beauté et la puissance d’un Canada-Uni.

Je lis pour me divertir, pas pour me faire enfoncer tes convictions politiques dans la gorge.

À la base, c’était un blogue et ça aurait sans doute dû rester ainsi.

Maintenant, j’ai ce livre dans ma bibliothèque et je ne sais pas quoi faire avec. J’ai hâte à Noël prochain, pour participer à un échange de cadeaux poches pour pouvoir m’en débarrasser. 

21 robes : toutes les robes ont une histoire
Lindsay Jacques-Dubé
Édition Recto-Verso
24,95 $ Renaud-Bray

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