Culture, Lecture

[Lecture] Leméac – La rentrée littéraire 2014

C’est jeudi dernier que j’ai eu la chance d’assister à la présentation de la rentrée littéraire Leméac 2014.

Je ne vous cacherai pas que je suis plutôt étrangère à la littérature québécoise. Je ne vous dirai donc pas quoi lire cet automne, mais j’essaierai plutôt de vous présenter cette maison d’édition après avoir écouté le beau discours de Lise Bergevin, directrice générale de Leméac Éditeur. D’ailleurs j’ai vite réalisé en arrivant à cette soirée que les visages de nos auteurs sont plutôt méconnus pour le commun des Québécois.

Les éditeurs et auteurs de la maison Leméac Crédit photo: Eric Tremblay

Les éditeurs et auteurs de la maison Leméac
Crédit photo: Eric Tremblay

Leméac

« Créée en 1957 par Gérard Leméac, la maison Leméac a d’abord publié des livres scolaires et historiques, et des albums pour la jeunesse. Dès 1968, la collection Théâtre connaît un succès retentissant. Depuis, plus d’un million d’exemplaires de pièces de théâtre québécois ont été vendus.

Au cours des années soixante-dix, plusieurs collections ont été créées en ethnologie et en histoire sociale, entre autres, lesquelles ont fait connaître la richesse des cultures populaires et amérindiennes. La série Roman, quant à elle, s’enrichit de titres significatifs dès le milieu des années soixante-dix, et prend de l’ampleur au fil des années jusqu’à constituer de nos jours, avec le théâtre, la part du lion des activités éditoriales de Leméac. »[1]

Les visages de l’automne

Environ 20 auteurs sortiront tout au long de l’automne, des romans, des pièces de théâtre et des récits à découvrir.

La courageuse Nefertari Belizaire Crédit photo: Eric Tremblay

La courageuse Nefertari Belizaire
Crédit photo: Eric Tremblay

Des auteurs qui sortent leur premier roman, des noms connus et des piliers de la littérature québécoise. Tous ces gens se côtoient et s’entraident pour former cette belle maison d’édition. Il y a d’ailleurs Nefertari Belizaire que vous avez pu voir, entre autres, dans la Galère à Radio-Canada, qui sort son premier roman intilulé Cru. Cette femme courageuse raconte une histoire, son histoire, d’une enfant abusée pendant des années par son oncle. Le titre ne pourrait pas être plus efficace. Sujet difficile à aborder, mais important à dénoncer.

« Dans ce moment de conscience, juste avant de passer à l’acte. Tu te vois, pauvre homme. Un homme qui perdu son âme. Tu te dégoûtes à ce moment précis. Mais c’est trop pour toi. Tu ne peux pas être l’unique responsable de cette situation. Et ton regard se pose sur moi. Moi, oui, fillette, deux ans et demi. Moi. Je dois sûrement être responsable aussi. Non, tu ne seras pas tout seul à porter l’odieux de ce viol. Parce que c’est cela le véritable terme. Tout ce que je viens de décrire, mon cher tonton, cet instant de pur plaisir et de pur perversion, ce moment se nomme inceste, et tu le sais. »[2]

Des noms dont on entend de plus en plus parler comme François Gilbert pour la sortie d’un autre roman dans cet univers particulier. Et un des grands manitous du Québec; Michel Tremblay. La fille de théâtre en moi admire beaucoup cet homme qui a su nous donner des pièces de théâtre incroyables qui décrit la société québécoise dans le temps. Cette fois-ci, il nous offre la 8e chronique de La diaspora des Desrosiers.

L'auteure Marie-Sissi Labrèche, l'unique Michel Tremblay et l'éditeur  Crédit photo: Eric Tremblay

L’excellente auteure Marie-Sissi Labrèche, le seul et unique Michel Tremblay et le multi-talentueux Simon Boulerice
Crédit photo: Eric Tremblay

Je lui ai d’ailleurs demandé pourquoi choisir du Michel Tremblay mis à part l’automatisme de choisir un nom connu? Sa réponse était très humble, il me racontait que les gens que le suivent ne savaient pas qu’il y aurait 9 livres dans cette saga, alors ils ont commencé par un, ensuite deux et maintenant ils sont habitués à avoir un livre par année de Michel. Après toutes ces années il a encore et toujours des idées à partager, à raconter : « la journée où je n’aurais plus d’inspiration, plus rien à dire, j’aurai l’humilité de me taire ». On ne souhaite que ce ne soit pas si tôt!

Lisons nos romans québécois et partageons ces histoires qui nous allument.

Par lequel on commence?



[1] http://www.lemeac.com/presentation.php

[2] Belizaire, Nefertari, Édition Leméac 2014

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