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[Lecture] Les Chroniques d’une «Presqu’Adulte» : J’ai lu La Femme qui aimait trop

Il y a une couple de semaines, vous avez probablement remarqué dans votre fil de nouvelles Facebook et/ou dans les nouvelles le tollé médiatique entourant la sortie du roman non biographique, faut-il le préciser, de l’ex d’Éric Lapointe, Mélanie Chouinard, écrit ou co-écrit par Marc Fisher, son nouveau mari. La Femme qui aimait trop, que ça s’appelle. En tout cas, moi, ça m’a tappé dans l’oeil.
Le drama, j’aime ben ça.

Je fais alors la demande d’en faire la critique pour Web & Mascara et on m’envoie ledit roman la semaine suivante. Tout énervée, je m’installe en mode lecture (café au lait, bonbons surettes et couverte douce) et je me mets au travail. J’en lis les derniers mots, 5 heures plus tard, vraiment moins énervée. Et depuis, je réfléchis à mon expérience, un peu chaque jour, en me demandant ce que je pourrais bien vous en dire. Et la voici enfin, maintenant que j’ai fini de réfléchir (mieux vaut tard que jamais) ma critique du petit scandale québécois La femme qui aimait trop, de Marc Fisher/Mélanie Chouinard.

source: google/la presse

source: google/la presse

Alors donc,
c’est l’histoire d’une femme,

cheveux bruns, yeux verts, belle, grande, ancienne mannequin
comme Mélanie Chouinard
mais elle porte le nom d’Érica (oui le pendant féminin d’Éric)
drôle de coincidence
mais ce n’est pas biographique
(mais c’est une photo de sa face en couverture)

et d’un rockeur

beau, viril, mais petit, tattoué, la voix caverneuse, vêtu de cuir et portant plein de bagues
comme Éric Lapointe
mais ce n’est pas biographique
car il est blond aux yeux bleus
et il s’appelle Billy Spade

qui se rencontrent dans un bar et qui vivent une histoire d’amour soudaine et passionnelle jusqu’au jour où l’alcoolisme de monsieur vient détruire leur couple.

Un peu comme l’histoire d’Éric Lapointe et Mélanie Chouinard, mais pas pareil.

source: google

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Blague à part, apparement que madame Chouinard, à la suite de sa rupture avec le rockeur, a eu envie de mettre sur papier plusieurs de leurs moments torrides, aidée de monsieur Fisher, et que de ces quelques pages, a réussi à extrapoler une histoire. Seuls les premiers moments d’amour de Billy et Érica seraient véritablement arrivés à Éric et Mélanie, et que le reste serait pure fiction. Bon. Ceci dit, devant ce livre, on aura deux types de lecteurs : ceux qui, comme moi, aiment le drama et espèrent découvrir des détails croustillants de la vie d’Éric Lapointe, et ceux qui vont le lire car ils sont tombés dessus par hasard et ont aimé la description sur la page couverture. Je vais donc adresser ma critique en deux temps.

la vie de rockstar source: google

la vie de rockstar
source: google


À mes grosses fouines :
vous allez tripper en-dedans, vous allez pas en revenir. Trop trépidant comme histoire (du moins la première partie qui est supposée être vraie), vous allez imaginer Éric Lapointe parler dans votre tête au lieu de Billy Spade pis ça va être drôle. Ouais, je vous conseille de le lire, juste pour le kick. Et pour les savoureux (not) jeux de mots présents tout au long du roman.

Aux autres : ben écoutez, ça dépend vraiment de votre genre et de vos intérêts. C’est un roman qui est rapide à lire, vraiment simple, de la littérature populaire comme on dit. On remarque beaucoup certaines maladresses de style (explique ses propres blagues et jeux de mots, tutoie le lecteur, phrases sans grand sens grammatical, rythme décousu, etc.), mais je crois que le propos et l’histoire restent intéressants jusqu’à la fin (fin qui me semble un peu raide d’ailleurs, mais c’est mon opinion). Vous aurez un peu l’impression de lire le journal intime d’une jeune femme en émoi, ou plutôt de l’écouter parler, car le style d’écriture est très oral.

Bref, j’ai l’impression que la meilleure façon de savoir, c’est de le voir. Ceux qui trippent sur la littérature classique et recherchée, cancellez le projet c’est sûr, mais sinon vous perdez rien à aller lire cet ouvrage. C’est divertissant tout de même. Je vous laisse sur mes extraits favoris, pour vous faire une idée. Vous m’en donnerez des nouvelles.

«Les péripéties, les personnages, les lieux ont été romancés, et j’ai même préféré laisser vague la période où cette tranche importante de ma vie a eu lieu.En revanche, plusieurs épisodes de cette tragédie amoureuse sont cruellement véridiques. Au lecteur de faire la part des choses et d’en tirer des leçons pour sa vie!»

«Une femme aime pas partager son mec, à moins qu’elle partage en cachette le lit d’un autre mec. Surtout que, moi, je suis loyale en amour. Quand je donne mon coeur à un homme, je lui donne aussi la clé de mon sexe, de ma vie, alors les autres hommes peuvent pas entrer.»

«Je sais pas s’il était ivre ou stone (peut-être les deux, je le connaissais pas encore assez pour savoir la différence de ses états d’âme ou plutôt de corps!), mais il est monté sur la table à laquelle il était assis, devant les regards d’abord éblouis des connasses qui croyaient cette folie pour elles, puis dépitées de voir leur navrante destinée.»

«Billy avait tartiné un peu épais merci avec la fille aux allumettes, oups, je veux dire aux cigarettes»

«même ses pets font l’objet de fascinants articles dans les journaux à crottins, je veux dire à potins.»

(et tant d’autres, j’ai eu d’la misère à choisir.)

 

ACH003742636.1443671754.580x580La Femme qui aimait trop
Marc Fisher
Les éditeurs réunis
24,95 30$

 

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