Culture, Lecture

[Lecture] Plus folles que ça tu meurs… D’ennui!

J’ai reçu le dernier livre de Denise Bombardier Plus folles que ça tu meurs. Bon, il faut dire que je ne suis pas l’audience cible du roman, qui met en scène une bande d’amies au bord de la soixantaine, professionnelles de milieux aisés, qui collectionnent les histoires d’un soir et papillonnent d’un homme à l’autre en se plaignant des problèmes érectiles de leurs conquêtes vieillissantes. Elles sont plus intéressées par le prochain bout de leurs chairs sexagénaires ramollies qui passera sous le bistouri et par le prix du champagne qu’elles s’enfilent toutes les 10 pages pour saouler leur vie ratée… Que par quoi que ce soit de pertinent.

Je ne suis pas l’audience cible, donc, et je n’ai pas beaucoup aimé.

Photo : Maïté

En fait, je pense que c’est pire que ça.

La narratrice se répand en longues descriptions insipides et monotones des amours passées et du physique plastique de chacune des amies de ce petit cercle d’esseulées désespérées (entre lesquelles on n’arrive finalement jamais à faire la différence puisqu’elles sont toutes dépeintes aussi niaises, pour ne pas dire carrément stupides, superficielles et snobs les unes que les autres) et dresse un portrait franchement navrant de leur féminité fanée.

Les relations entre les personnages sont simplistes, sans nuances, l’histoire est prévisible et sans rebondissements, les personnages caricaturaux sont tout sauf réalistes ou attachants et le tout est tellement kitsch qu’il me reste en bouche un goût sucré de paparmanes oubliées dans une armoire depuis l’avènement de la télé couleur.

Je suis fâchée en déposant le livre.

Incapable de pardonner la grossièreté des stéréotypes prémâchés et tièdes qu’il sert au lecteur, les mièvreries d’une histoire d’amour sans anicroche au prince charmant parfait jusque dans les moindres détails, l’imbécilité désolante des femmes sensées éveiller la compassion ou l’empathie chez le lecteur… Bref, incapable de lui pardonner tout ça sous prétexte que c’est une fiction, je suis contente de le terminer et de passer à autre chose.

« Denise Bombardier montre une nouvelle fois qu’elle sait toucher le cœur des femmes », dit la quatrième de couverture… Je ne sais pas desquelles, mais pas le mien.

Je lirai les titres précédents de Bombardier, parce que je n’aime pas m’arrêter à une première impression, mais ce roman se présentant comme de la chicklit à la Sex and the city ne m’a pas convaincue. À essayer pour les fans du genre, peut-être.

Plus folles que ça tu meurs, par Denise Bombardier, aux éditions Édito. 256 pages, 24,95$.

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