Histoire de filles

[Sciences] Sciences et filles : des nouvelles de mon amie Catherine

En février dernier, c’était le lancement des Expo-sciences 2015. Depuis quelques années, je collabore à ce projet à titre de productrice vidéo et, en parallèle, je développe un intérêt pour la science et une admiration sans borne pour les jeunes qui y participent.

Deux garçons de 16 ans ont construit un drone agricole pour gérer l’épandage d’engrais dans les champs, deux autres qui s’intéressent au marketing sensoriel et qui te font un pitch ultra vendeur de leur projet. Sans compter celui qui propose une façon de recharger son téléphone avec la chaleur de sa main. Et que dire des deux jeunes ados qui ont eu la brillante idée de tenter l’expérience de combattre le VIH… Par le VIH?!? C’est ça les Expo-sciences.

Source : forcesavenir.qc.ca

Source : forcesavenir.qc.ca

 

Vous me connaissez, je suis toujours en quête de talents féminins quand je vais quelque part. Je n’ai pas fait exception à la règle en visitant un événement scientifique. Et j’ai rencontré plein de filles qui ont monté des projets de grande envergure! Je pense notamment à Frédérique Lacroix, cette élève de 5e secondaire qui a grandement piqué ma curiosité avec son étude sur l’effet des réseaux sociaux sur le sommeil. On parle ici d’une étude étoffée, avec des résultats forts intéressants, que Frédérique a su me vulgariser avec brio! 

 Regardez-la dans cette vidéo, avec d’autres participants et intervenants des Expo-sciences, expliquer à quel point cette expérience scolaire peut enrichir une vie!

Je pense que l’histoire et le projet de Frédérique m’ont particulièrement interpellée parce que c’est exactement le genre de sujet que je voudrais approfondir si je participais aux Expo-sciences. Hélas, je suis trop vieille! 

Et pour être honnête, construire un drone ou faire des tests pour trouver de quelle façon l’énergie thermique de ma paume peut réénergiser mes piles, ça me tenterait beaucoup moins. Ça n’enlève rien que les drones et les techniques pour recharger son téléphone avec les mains, ça me fascine et je suis grandement impressionnée que des jeunes aient concrétisé ces idées.

Cela dit, si, avant d’être trop vieille, au secondaire mettons, j’avais visité une finale d’Expo-sciences et qu’une jeune fille comme Frédérique m’avait expliqué son projet, peut-être que j’aurais moi aussi eu envie d’approfondir un sujet scientifique. Et, qui sait, peut-être que je serais aujourd’hui célèbre grâce à la découverte d’une molécule qui permet de guérir le cancer?

Bon, tout ça n’est pas arrivé et je suis pleinement heureuse de travailler en communications plutôt que de porter un sarrau de laboratoire, MAIS, j’estime qu’il ne faut pas négliger l’impact qu’une visite d’un tel événement peut avoir sur la vie d’un enfant qui, à prime abord, n’a aucun intérêt pour les sciences.

Pour tout savoir sur les Expo-sciences, cliquez ici.

DES NOUVELLES DE MON AMIE CATHERINE

Vous rappelez-vous de mon amie Catherine la scientifique? Je vous l’avais présentée l’année dernière dans cet article. Et bien je parie que si elle avait fait les Expo-sciences, elle aurait été une Frédérique des années 1990 en inspirant plus d’une fille avec ses projets.

Peu importe, ce que je souhaite réellement vous dire, c’est qu’elle a finalement terminé son doctorat en décembre 2014, qu’elle a soutenu sa thèse avec succès et qu’elle a maintenant une grande carrière scientifique devant elle.

Pour l’instant par contre, c’est davantage une route qui se trouve devant elle, parce que mon amie Catherine a accroché son sarrau pour une couple de mois et elle a troqué son labo pour un Westfalia. Elle est partie faire le tour des États-Unis avec son chum, également promu docteur tout récemment. 

Un beau couple de scientifiques.

Et un bel exemple qui me donne une vision différente de la science et des scientifiques. Comme Frédérique et comme les Expo-sciences.

Catherine aux USA

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