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[Spectacles] Conte de Noël de Fred Pellerin et de l’OSM : Il est né le divin, enfin!

Fred Pellerin et l'OSM

Fred Pellerin et l’OSM

Ah! Fred Pellerin. Je l’aime, je l’adore, je l’ai vu mille fois en spectacle et j’y retournerai encore et encore. Qu’il raconte ou qu’il chante, il ravit mon cœur et charme mon âme d’amoureuse des mots. Fred Pellerin nous titille le merveilleux made in Québec, avec ses contes de village et sa parlure colorée.

Depuis trois ans, il donne un spectacle bien particulier pour le temps des fêtes. En partenariat avec l’Orchestre symphonique de Montréal, il nous présente un conte de Noël sur fond de musique classique.

 

L’interaction entre le conteur et l’orchestre est tantôt majestueuse, tantôt hilarante, mais toujours parfaitement exécutée.  L’orchestre passe de pièces classiques de grands compositeurs à des bruitages loufoques d’estomacs vides pour agrémenter le conte. Une charmante touche pour la fin : le rappel est en fait une chanson provenant d’un album du conteur, La mère-chanson, un morceau magnifique tout en crescendos dont l’interprétation avec un corps musical de cette envergure, le tout jumelé à la sono impeccable de la Maison symphonique de Montréal, m’a fait fermer les yeux de bonheur.

Fred Pellerin et l'OSM

Fred Pellerin et l’OSM

Une seule ombre au tableau et pas une petite : le conte de Noël de cette année est un extrait d’un précédent spectacle, Comme une odeur de muscles, soit l’histoire d’Ésimésac Gélinas, l’homme fort de Sainte-Élie qui a porté la ville sur son dos un soir de Noël. Ne vous méprenez pas! L’avoir su, j’y serais allée quand même! Ne serait-ce que pour voir le personnage en personne ou pour l’OSM, toujours grandiose… C’est seulement que les précédentes éditions du conte de Noël étaient des histoires inédites et que je m’attendais à du nouveau matériel pour l’occasion. De toute façon, avec Fred Pellerin, la même histoire n’est jamais contée deux fois de la même façon! J’ai tout de même été captivée du début à la fin, j’ai ri, j’ai savouré et je suis ressortie ravie.

Mention spéciale au décor minimaliste : une énorme boule de toile suspendue au-dessus de l’orchestre, sur laquelle les projections suivent l’histoire de façon humoristique et artistique. Un ajout visuel tout à fait à propos qui contribue à l’ambiance du temps des fêtes de ce spectacle qui fait tant rêver.

Bref, que ce soit pour voir Fred Pellerin en spectacle ou pour assister à une prestation originale de l’OSM, les contes de Noël de la « bête hybride », comme la qualifie le conteur lui-même, valent sans contredit le détour. Espérons qu’ils renouvelleront l’expérience l’année prochaine. J’y serai, sans faute.

 

En attendant, vous pouvez écouter le conte 2014, La tuque en mousse de nombril, sur radiocanada.ca. L’édition 2015 y sera aussi disponible après avoir été diffusée à Radio Canada, le 21 décembre prochain.

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