Culture, Spectacles

[Spectacles] L’opéra Aida, de Verdi, à l’Opéra de Montréal

Et hop, c’est le retour à l’opéra! L’Opéra de Montréal ouvre sa saison 2016 avec Aïda, une oeuvre plus grande que nature de Giuseppe Verdi, un opéra classique en italien teinté d’exotisme.

L’histoire nous transporte en Égypte ancienne, en pleine guerre contre l’Éthiopie, alors que se joue sous nos yeux le destin tragique de deux amants que tout sépare : lui, Radamès, chef des armées égyptiennes et elle, Aïda, fille du roi éthyopien réduite au statut d’esclave à la solde d’Amnéris, fille du roi d’Égypte, également éprise de Radamès.

Tout d’abord, au risque de vous redire la même chose chaque fois que j’assiste à un opéra, tout y est grandiose : des chorales immenses qui prennent place dans des décors énormes et extravagants, tous plus ornementés et magnifiques les uns que les autres, aux puissantes voix des artistes su scène, tout y est plus grand que nature. L’opéra, c’est l’ostentation du monde du spectacle. J’adore ça.

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Crédit photo: Yves Renaud

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Crédit photo: Yves Renaud

Par où commencer? Si les 3 heures d’Otello m’avaient parues un peu longues, Aïda m’a semblé se passer en un éclair (bien que les deux oeuvres aient à peu près la même durée).

Les actes s’enchaînent dans des décors époustouflants et des numéros de danse dynamisent le spectacle. L’histoire, un peu plus complexe et comportant plus d’action, avance à bon rythme pendant les 2 premiers actes, qui filent presque trop vite.

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Crédit photo: Maïté Indachochéa

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Crédit photo: Maïté Indacochéa

Toutefois, comme dans toute pièce tragique, le drame final reste plutôt long à se dénouer. Mais les voix sublimes de la soprano russe Anna Markarova (Aïda), du ténor bulgare Kamen Chanev et de la charmante contralto russe Olesya Petrova (Amnéris) nous font apprécier chaque minute de l’agonie des amours entravées des personnages.

Une pensée toute spéciale pour le baryton canadien Gregory Dahl et son regard captivant, ainsi qu’au roi d’Égypte, le (beau) baryton-basse biélorusse Anatoli Sivko, et à sa voix chaude et profonde qui nous rend tout de suite le personnage aimable, malgré son opiniâtreté toute royale.

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Crédit photo: Yves Renaud

C’est l’âme émerveillée que je sors de la grande salle de la Place-des-Arts, assez perdue pour me tromper de sens dans le métro! Encore une soirée grandiose à l’opéra.

Je vous gâte avec un extrait de la fin du premier acte…

 

Aïda, jusqu’au 24 septembre à l’Opéra de Montréal.

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1 Commentaire

  • Répondre [Événement] Tosca, à l'Opéra | Web et Mascara 16 septembre 2017 a 17 h 54 min

    […] le peintre Mario Cavaradossi. À leurs côtés, le baryton canadien Gregory Dahl (qu’on a vu dans Aida en 2016) incarne le rôle du sinistre Scarpia, tandis que la basse américaine Valerian Ruminsky […]

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